20081219

Deux poids, deux mesures

Le toujours excellent Jean-Jacques Tremblay, de l'équipe éditoriale de Point de bascule, nous offre cet éditorial sur le rejet de la plainte pour propos haineux contre l'imam salafiste Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti par la Commission canadienne des "droits de la personne". Ce dernier avait entre autre affirmé que les femmes étaient inférieures aux hommes, les musulmans supérieurs aux "mécréants", que les juifs "répandaient la corruption et le désordre sur la terre" et que les homosexuels devraient être décapités:

Point de bascule
Déclaration de Point de bascule à propos de la plainte rejetée par la Commission canadienne des droits de la personne - un édito signé Jean-Jacques Tremblay

Le pourquoi de notre plainte

Si Marc Lebuis et Point de bascule ont porté plainte contre l’imam Al-Hayiti à la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP), c’était avant tout pour démontrer que les membres de cette même commission ont beaucoup plus à voir avec l’activisme politique qu’avec l’impartialité du juge. Comme le refus d’enquêter la plainte le prouve, la CCDP, comme la plupart des commissions provinciales des droits de la personne, est pilotée par des individus en état d’ébriété idéologique avancé. Les membres de la CCDP, des anti-Occidentaux doctrinaires, témoignent en effet d’une faillite morale absolue. Jour après jour, ils mettent en pratique une vision du monde absolument grotesque, une vision qui a été façonnée ces dernières décennies dans les cénacles « académiques » les plus radicaux, là où des privilégiés, dégagés de toute responsabilité face au réel et portés par une incompréhensible haine de soi, ont progressivement donné une forme systématique à des aspirations en dernière instance irrationnelles, autoritaires, arbitraires, anti-libérales et hystériques.

La triste réalité des choses, c’est que la Commission canadienne des droits de la personne ne s’active tout simplement pas à faire appliquer les droits de la personne. Au contraire, elle détourne activement et constamment ces mêmes droits, et ce, de manière à s’acharner sur ce qu’elle a déclaré être ses ennemis. La CCDP, détraquée, n’est aujourd’hui rien de moins qu’un projet politique surréaliste visant à imposer une notion du « Bien » qui s’oppose résolument au sens commun, aux traditions libérales ainsi qu’à la définition même de la sagesse. La CCDP, au final, gère les plaintes qu’elle reçoit selon qu’elles sont utiles ou non à la réalisation de ses ambitions politiques radicales. La Commission n’est pas un organisme impartial, c’est un bureau d’ingénierie ethnique, religieuse et sociale aux comportements absolutistes, sélectifs et illogiques.

La vérité, c’est que s’il y a un lieu où la CCDP devrait enquêter, eh bien ça serait avant tout dans ses propres bureaux. La CCDP pratique en effet la discrimination à une échelle rarement vue, persécutant le moindre plouc surpris à faire l’éloge de son chapelet en sirotant un thé à la menthe, et s’attaquant au moindre quidam ayant oublié de mentionner que le Coran n’est rien de moins qu’un véritable tapis de roses. Définitivement, la Commission est atteinte de relativisme culturel radical, d’ethno-différencialisme forcené et de racialisme éhonté. Ayant transcendé les fondements mêmes du libéralisme politique et juridique, elle agit tout simplement comme si les individus n’étaient pas, au Canada, égaux en droit. Les plaintes qui lui sont adressées sont ainsi jugées selon le style vestimentaire et l’orientation politique et religieuse des acteurs concernés, et non pas selon la teneur de leur contenu. Alors que tout ce qui est occidental peut être bafoué, persécuté et discriminé, tout ce qui est moindrement exotique, et surtout islamique, obtient les coudées franches pour proférer des insanités haineuses envers la majorité et les autres minorités, de même que pour poursuivre et harceler gratuitement quiconque a commis le crime de ne pas avoir un poster de Yasser Arafat dans son salon ou encore de ne pas avoir nommé un imam « modéré » sur le conseil d’administration de sa PME familiale.

L’imam Al-Hayiti

Pur produit d’idéologies politico-religieuses étrangères, l’imam salafiste montréalais Al-Hayiti est un islamiste radical homegrown, qui aspire à suivre à la lettre les commandements divins du Coran. Il fait ainsi la promotion d’un islam rigide, pur, orthodoxe, littéral et rigoriste. Tous les propos haineux énoncés par Al-Hayiti et dénoncés par Point de bascule se retrouvent aussi texto dans les livres saints de l’islam. Au final, Al-Hayiti ne s’est retrouvé dans l’eau chaude que parce qu’il a pris le risque d’enregistrer et d’écrire en français des assertions que plusieurs imams d’ici se contentent sagement de prononcer à la mosquée. L’imam Al-Hayiti se démarque ainsi parce que, contrairement à de nombreux collègues, il a pris la décision de se médiatiser dans une langue que l’on peut comprendre. Et contrairement à d’autres qui, à travers de sinueuses arabesques, soutiennent à peu près les mêmes positions, Al-Hayiti est particulièrement franc et direct, ce qui pour Point de bascule en faisait le moyen parfait pour révéler au grand public les méthodes on ne peut plus douteuses de la CCDP.

Il est à noter que Point de bascule ne souhaite pas, en dernière instance, que la CCDP fasse dorénavant mieux son travail de censeur. Nous ne souhaitons pas ré-éduquer la CCDP. Tout simplement, nous souhaitons qu’on enlève à cette institution les pouvoirs de censure qui lui sont accordés (article 13). Ces pouvoirs, en eux-mêmes beaucoup trop flous et étendus, deviennent en effet absolument aberrants et inacceptables quand ils se retrouvent dans la boîte à outils d’activistes en mission. Au final, le rejet de la plainte de Point de bascule témoigne d’une seule chose : de la nécessité de réduire radicalement le champ d’action de la CCDP, un organisme désaxé à tous les niveaux.

CCDP : le fond de la patente

Si les membres de la CCDP ont accepté de faire le boulot qu’ils font, c’est probablement un peu pour le caviar, mais c’est assurément beaucoup pour le plaisir d’œuvrer à l’avancement d’un agenda politique, le leur, qui est celui de ré-éduquer les majoritaires à coups de bâton, et ce, en faisant fi de leurs droits et libertés les plus fondamentaux. Si les membres de la CCDP ont refusé d’enquêter la plainte de Marc Lebuis, ce n’est pas, malgré leur rhétorique, parce qu’ils ne croyaient pas que les propos de l’imam Al-Hayiti étaient bel et bien haineux. Tout simplement, les membres de la CCDP ne percevaient pas la plainte de Marc Lebuis comme étant compatible avec leurs propres intérêts politiques. En réalité, la CCDP ne travaille pas vraiment à protéger les droits de la personne. Ses membres ne souhaitent qu’une chose : s’acharner sur les majorités. C’est leur projet, c’est leur idéal politique. Voilà tout. La CCDP, des tonnes d’exemples le prouvent, ne fait que travailler à exaucer les vœux politiques radicaux de ses membres et partisans, des vœux qui par ailleurs semblent entièrement compatibles avec ceux de la mouvance islamiste/islamique. Un vrai petit club privé.

Islamisme et liberté d’expression

Et soulignons qu’au bout du compte, les problèmes sociaux et politiques causés par l’islam, une tradition religieuse qui secrète naturellement et organiquement ce qu’on appelle l’islamisme, ne se régleront pas à travers la multiplication de comités de censure même impartiaux, ou encore grâce à un État qui assumerait enfin son rôle de directeur de conscience. Au contraire, l’idéologie islamiste se déplaçant bien évidemment à dos d’homme, la solution à cette problématique concerne étroitement l’orientation de nos politiques d’immigration, et repose en dernière instance sur la volonté et la capacité des principaux acteurs de notre société d’assumer ouvertement et fièrement les valeurs et les traditions occidentales qui ont permis de faire de ce bout de continent un des endroits les plus vivables et les plus authentiquement tolérants au monde.

La liberté d’expression est une valeur fondamentale de l’Occident libéral, et le fait même qu’elle puisse être niée à des islamistes radicaux serait, en quelque sorte, une victoire pour tous ceux qui souhaitent saper les fondements de la démocratie et du libéralisme politique. De même, la censure et la répression institutionnelle tendent à donner une légitimité plus ou moins grande à ceux qui en sont victimes, même s’ils le méritent. Tant qu’à être plongés dans la situation débile qui est malheureusement la nôtre, mieux vaut, en dernière instance, des imams qui disent des folies en public que des imams qui disent les mêmes choses à l’ombre de leurs mosquées, cette fois à l’abri du regard public. Les propos de l’imam Al-Hayiti ne sont que le symptôme d’un problème beaucoup plus profond, un problème qui commence avec le fait même qu’il ait ici des fidèles, et qui s’étend jusqu’à notre incapacité chronique à affirmer nos propres valeurs, et ce, même devant la bestialité la plus virulente.

En conclusion

Les dires de l’imam Al-Hayiti étaient, hors de tout doute, les propos les plus haineux et méprisants qu’un individu puisse tenir. Ils incitaient de plus, d’une manière pratiquement directe, à la violence. Mais au fond des choses, le problème, ce n’est pas qu’Al-Hayiti puisse ou non dire ce qu’il a dit. Le véritable problème, c’est qu’Al-Hayiti puisse le dire alors que d’autres se sont déjà fait condamner ou harceler par la CCDP pour des propos beaucoup plus anodins. En refusant de même enquêter la plainte de Point de bascule, la CCDP s’est définitivement enlevée d’elle-même le droit moral de censurer et d’enquêter, à l’avenir, à peu près tout ce qu’elle a déjà censuré et enquêté par le passé. Car côté « discours haineux », la CCDP agit définitivement avec la logique du deux poids deux mesures, taxant de haineux les discours les plus bénins tout en exonérant les discours les plus haineux, et ce, selon les intérêts de sa vision du monde absolument tordue. Et si une chose est certaine, c’est qu’à la Commission canadienne des droits de la personne, tous les moyens semblent être bons pour arriver à ses fins.

Soulignons en passant, pour conclure, la proposition d’Ezra Levant : « Fire. Them. All. ». Eh oui ! Pourquoi pas… Ils n’auront qu’à aller enseigner la sociologie. La CCDP est une nuisance. C’est un organe d’épuration, aux critères étranges, qui mène, au frais du contribuable, sa propre guerre idéologique.

Islam 2.0: brûler sa meuf à l'acide...

Réjean Breton à Radio Pirate

Breton et Filion. 5 décembre 2008:

20070910

Blanche repentence


Dans une société évoluée, l'être humain qui fait de la dignité et du respect de l'autre son credo, qui croit à la justice sociale et à la pluralité de pensées, n'a pas de mea-culpa à faire ou d'excuses à exprimer pour les actions maléfiques de ceux qui ont vécu avant lui.

Celui qui est né dans un pays construit par ses ancêtres n'a pas à se percevoir comme un nouvel arrivant afin que celui qui débarque ne se sente pas étranger. L'ouverture aux autres, à entendre certains, passerait par la honte de l'affirmation de soi et un sentiment de culpabilité à cause des crimes commis par ceux qui ont appartenu à l'Occident. Les Blancs ne sont ni meilleurs ni pires que les Jaunes, les Noirs, les Bruns ou les Verts.

Décidément, les fondamentalistes religieux à l'origine de notre saga actuelle incarnée par la commission Bouchard-Taylor auront réussi leur coup, eux qui ont compris notre fragilité légendaire.
Ce sont nos assises mêmes qui risquent l'effritement en ouvrant la porte au multiculturalisme désintégrateur.

20070908

Camarade Oussama


"It has now become clear to you and the entire world the impotence of the democratic system and how it plays with the interests of the peoples and their blood by sacrificing soldiers and populations to achieve the interests of the major corporations."

- Oussama Ben Laden

20070804

GGW Book Club



"Global warming":


the Left's last best chance to gain a stranglehold on our political system and economy

For decades, environmentalism has been the Left's best excuse for increasing government control over our actions in ways both large and small. It's for Mother Earth! It's for the children! It's for the whales! But until now, the doomsday-scenario environmental scares they've trumped up haven't been large enough to justify the lifestyle restrictions they want to impose. With global warming, however, greenhouse gasbags can argue that auto emissions in Ohio threaten people in Paris, and that only "global governance" (Jacques Chirac's words) can tackle such problems.

Now, in The Politically Incorrect Guide(tm) to Global Warming and Environmentalism, Christopher C. Horner tears the cover off the Left's manipulation of environmental issues for political purposes--and lays out incontrovertible evidence for the fact that catastrophic man-made global warming is just more Chicken-Little hysteria, not actual science. He explains why, although Al Gore and his cronies among the media elites and UN globalists endlessly bleat that "global warming" is an unprecedented global crisis, they really think of it as a dream come true. It's the ideal scare campaign for those who hate capitalism and love big government. For, as Horner explains, if global warming really were as bad as the Leftist doomsayers insist it is, then no policy imaginable could "solve" it. According to the logic of the greens' own numbers, no matter how much we sacrifice there would still be more to do. That makes global warming the bottomless well of excuses for the relentless growth of big government.

Horner (an attorney and senior fellow at the Competitive Enterprise Institute) reveals the full anti-American, anti-capitalist, and anti-human agenda of today's environmentalists, dubbing them "green on the outside, red to the core." He details how they use strong-arm legal tactics--and worse--against those who dare to point out the weakness of their arguments for global warming. Along the way, he explodes ten top global warming myths, carefully examining the evidence to determine how much warming there really is and what is actually causing it. He exposes the lies that the environmental lobby routinely tells to make its case; the ways in which it is trying to impose initiatives such as the Kyoto Protocol on an unwilling American public; and much more--including the green lobby's favorite politicians (John Kerry, John McCain, Joe Lieberman, and others).


It's time to stand up to the environmentalist industry and insist: human beings are not the enemy. In breezy, light-hearted, and always entertaining fashion, The Politically Incorrect Guide(tm) to Global Warming and Environmentalism gives you the facts you need to do so.

Prise 2?

Une nouvelle guerre semble se préparer au Moyen-Orient...

Alors que la Syrie renforce les dispositifs militaires sur son versant du Golan, les réservistes de l'armée auraient reçu l'interdiction de quitter le pays.

De son côté, Israël se dit prêt en vue de la possibilité du déclenchement d'une guerre totale avec la Syrie pouvant survenir à tout moment.

Tsahal pourrait finalement avoir la chance de terminer le travail inachevé entamé l'été dernier.

20070803

Le Hummer: un choix écologique!



Yahoo France Auto
LE HUMMER PLUS ÉCOLO QUE LA PRIUS!
18/1/2007

Des dents vont grincer, des visages vont se figer : le Hummer H3 serait plus écologique que la Toyota Prius Hybride. Explications.

Il s'agit des résultats d'une enquête menée par le bureau d'études américain CNW Marketing Research (www.cnwmr.com) sur 320 modèles présents sur le marché américain. Cette enquête tient compte, une fois n'est pas coutume, de trois critères quoi paraissent indispensables à toute étude sur le sujet. Elle prend ainsi en compte les trois phases de la " vie " d'une voiture : sa conception, son utilisation et son élimination. Le tout est reporté à un indice comptant le coût en dollars de chaque véhicule par mile parcouru.

Et c'est là que les surprises arrivent. La Prius est ainsi créditée d'un indice de 3,24 tandis que le Hummer H3 obtient 2,07 ! La grande Classe E de Mercedes est très proche de la Prius avec 3,31. Parmi les voitures les mieux classées et disponibles sur le marché européen, on compte la Toyota Yaris avec 0,93, la Saab 9-5 (1,54), la BMW Série 3 (1,58) ou encore la Mercedes Classe C (1,69). Parmi les plus mauvais élèves, on retrouve presque sans surprise les Bentley, Rolls-Royce et Maybach, mais aussi la Porsche Cayman avec un indice de 5,383.

Cette étude, menée par un cabinet indépendant et selon des critères indiscutables, remet donc en cause bien des idées reçues sur la dépense énergétique réelle de chaque véhicule, de sa conception à sa disparition. Propriétaires de Hummer, réjouissez-vous !

Guantanamo Plage

Tiens donc:

Courrier International
PLUTÔT GUANTANAMO QUE L'ALGÉRIE
3/7/2007

Ahmed Bel Bacha, 38 ans, passe vingt-deux heures par jour dans une cellule de Guantanamo Bay qui, selon son avocat, est "un tombeau […] d'acier sans fenêtre". Pourtant, il préfère y demeurer plutôt que d'être renvoyé dans son pays, l'Algérie. Ahmed Bel Bacha est détenu depuis cinq ans dans la prison militaire américaine de Guantanamo Bay, à Cuba, mais, avec l'aide de maître Zachary Katznelson, de l'association de défense des droits de l'homme Reprieve, il bataille devant les tribunaux des Etats-Unis pour ne pas en sortir, ni être remis aux autorités algériennes.

"Ahmed Bel Bacha a si peur d'être transféré vers l'Algérie et d'y être traité en terroriste qu'il préfère rester à Guantanamo Bay, aussi incroyable et surréaliste que cela puisse paraître," assure Zachary Katznelson dans un entretien qu'il a accordé à El País.

Jihad: The Musical

Israël et les médias québécois

Merci grandement à David Ouellette pour m'avoir fait parvenir cet article:

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LES MÉDIAS ET L'ANTISIONISME
Jacques Brassard
31/07/2007

L'anniversaire de ce qu'on a appelé la Guerre du Liban a donné lieu dans les médias québécois à des émissions et des entrevues ayant apparemment comme objectif de nous rappeler les événements qui se sont déroulés, l'an dernier, au Proche-Orient. Mais comme ce fut le cas pour la couverture médiatique de cette guerre, les entrevues et les reportages soulignant l'anniversaire étaient biaisés, complaisants à l'égard du Hezbollah et diabolisaient Israël avec plus ou moins de subtilité. Il y a manifestement à Radio-Canada et dans la plupart des médias québécois un antisionisme larvé qui imprègne les reportages et influe sur le choix des invités prétendument experts. Comme presque tous les partis politiques au Québec et au Canada, nos médias sont généralement propalestiniens et prolibanais. Et ils ont très peu de sympathie et pas d'empathie du tout envers Israël qui, pourtant, lutte depuis 60 ans pour sa survie, entouré d'ennemis haineux qui ne cherchent qu'à l'anéantir.

Ainsi donc, encore une fois, nous avons eu droit aux images de civils libanais, victimes des bombardements israéliens, errant au milieu des décombres de leurs quartiers. Et, bien évidemment, accompagnés d'enfants apeurés et dépenaillés. On sait, aujourd'hui, que la plupart de ces images étaient gérées et contrôlées par le Hezbollah. Et très souvent même mise en scène comme au cinéma. Les médias occidentaux se soumettaient volontiers à l'encadrement strict de l'organisation terroriste. Si bien que, l'impression qui se dégageait des topos et reportages, au moment de la guerre, faisait en sorte qu'Israël était ciblé comme l'agresseur inhumain et que les victimes civils n'étaient que libanaises. Ah! Le pouvoir de la télé!

Agression

Pourtant, c'est le Hezbollah qui a commis l'agression contre Israël par une incursion sur son territoire, tuant six soldats et en prenant deux en otage, cette attaque étant précédée d'une série de lancements de missiles sur le nord de l'État hébreu. Ces actes de guerre ont presque toujours été délibérément occultés. Oubliées aussi les victimes israéliennes: 159 tuées et 4260 blessées; oubliées les 500,000 personnes déplacées, oubliées le million de personnes obligées de vivre dans des abris.

Ces mouvements de population n'étaient pas touristiques. Ils résultaient d'une pluie de katiouchas ( 3000 missiles) lancés par le Hezbollah sur les villes israéliennes. Avez-vous vu beaucoup de reportages sur ce qu'ont dû subir les communautés du nord d'Israël? Moi pas! Ce n'était pourtant pas anodin. Imaginez-vous une ville de la taille d'Alma où même de celle de Québec sur qui, quotidiennement, pendant des semaines, tombent des roquettes meurtrières. À l'aveuglette! Pourquoi ce traitement asymétrique par les médias? Pourquoi une victime libanaise ou palestinienne mérite-t-elle plus de compassion et de sympathie que la victime israélienne? Pourquoi la souffrance de l'un est-elle de qualité supérieure à celle de l'autre? Je n'y vois qu'une explication: l'antisionisme, c'est-à-dire une hostilité constante envers l'État d'Israël qui prévaut au sein des médias. La légitimité d'Israël étant systématiquement mise en doute, il en découle que les victimes juives ont droit à moins d'attention et moins d'affliction.

Désinformation

Mais le pire que j'ai pu entendre, c'est une entrevue d'une cinéaste-journaliste libanaise menée (façon de parler!) par Simon Durivage. Tous les lieux communs et les mensonges de la propagande Hezbollah y ont passé: Israël agresseur, civils massacrés par l'armée israélienne, réactions disproportionnées de l'État hébreu. Aucune allusion cependant au fait que les lanceurs de missiles du Hezbollah se servaient de civils -dont plusieurs étaient consentants - comme bouclier humain et aucune mention de l'arsenal impressionnant fourni aux terroristes chiites libanais par l'Iran et la Syrie.

Mais le comble dans la désinformation fut atteint quand la journaliste libanaise s'est indignée qu'on puisse accuser le Hezbollah d'être une organisation terroriste. Elle nous l'a plutôt présentée comme une oeuvre caritative, dont la mission est de faire la charité. Une sorte de Société- Saint-Vincent-de-Paul musulmane, quoi! C'était vraiment affligeant de voir un pro comme Simon Durivage avaler complaisamment d'aussi grossières menteries.

Il n'y a pas à dire, quand il s'agit d'Israël, c'est stupéfiant comme la vérité est tordue et maltraitée.