"Ce prétendu règlement du déséquilibre fiscal par le gouvernement Harper constitue la plus grosse « commandite » de notre histoire, la plus grossière manoeuvre pour court-circuiter la démocratie québécoise, pour manipuler l’opinion publique, pour acheter l’allégeance des Québécois avec leur propre argent."
Faites-moi rire...
Après nous avoir emmerdé pendant quatre ans avec le "déséquilibre fiscal", son règlement imminent ne serait soudain rien de moins qu'un assaut machiavélique pour "court-circuiter la démocratie québécoise"...
Le gouvernement fédéral est aux souverainistes québécois ce qu'Israël est aux musulmans: un échappatoire commode pour masquer leurs propres échecs, leur propre incompétence, leur propre insignifiance et par dessus tout, leur propre incapacité à gérer leurs affaires intelligemment.
Affirmer que l'on tente "d'acheter les Québécois avec leur propre argent" relève du délire pur et simple. Cet argent n'est rien d'autre qu'un transfert de fonds des provinces riches vers une province pauvre (le Québec). Ou si vous préférez, un chèque de BS bonifié.
Écrire un telle idiotie, eh bien c'est un peu comme si un Somalien déclarait que l'aide internationale reçue par son pays lui revenait de droit. Qu'on lui retournait une somme qu'on lui aurait volé. Bref, c'est n'importe quoi.
Le Québec vit au crochet des autres provinces depuis des lunes. Le "déséquilibre fiscal" tient simplement à ce que le gouvernement fédéral, depuis une dizaine d'années environ, gère ses affaires de façon intelligente et engendre des milliards en surplus budgétaires, tandis que le Québec, pourtant pauvre comme Job, dépense de façon irresponsable dans une panoplie de programmes sociaux et autres services tout aussi inefficients qu'inutiles dont il n'a pas les moyens de se payer. C'est aussi simple que ça.
Cet argent s'ajoute aux milliards que le Québec reçoit déjà du fédéral, argent qui n'est pas non plus "son argent" mais bien celui des Albertains et des Ontariens, qui de leur côté reçoivent en transferts fédéraux un montant nettement inférieur à celui qu'ils versent.
Autrement dit, ce sont "eux" et non "nous" qui paient pour le gel des frais de scolarité, les CPE, les tarifs d'électricité à rabais, etc.
Regardez bien nos politiciens sans orgueil s'auto-congratuler du montant de l'aumône, fiers de leurs statuts d'éternels assistés recevant le même chèque à deux adresses.
Y'a pas de quoi être fiers...









