Debout
Richard Martineau
Le Journal de Montréal 25/06/2007
Mercredi dernier, sept soldats du Royal 22e Régiment ont assisté à la séance de l'Assemblée nationale, à Québec.
Les députés présents en Chambre se sont tous levés pour les saluer.
Tous? Non: un groupe d'irréductibles péquistes, qui s'opposent visiblement à la présence des Forces armées canadiennes en Afghanistan, ont décidé, eux, de rester assis sur leur gros cul en guise de protestation juvénile.
Une réaction minable
Je ne suis pas naïf. Je sais que la présence de ces soldats à l'Assemblée nationale faisait partie d'une vaste opération de relations publiques destinée à charmer les électeurs québécois, qui, selon un récent sondage, sont à 70% contre la mission canadienne en Afghanistan. E
Et je comprends que plusieurs personnes (dont plusieurs députés) sont contre l'intervention canadienne.
Mais voilà, j'aimerais seulement poser une question aux députés péquistes qui ont refusé de se lever pour saluer ces sept courageux soldats. Juste une.
Y a-t-il une cause pour laquelle vous risqueriez votre vie? Pas votre réélection.
Pas votre poste de député.
Pas votre pension. Pas votre chauffeur et votre limousine.
VOTRE VIE.
Vous vous terrez dès que vous voyez le micro d'un journaliste, et vous hésitez à changer la couleur de votre cravate de peur que ça ne vous coûte votre réélection, et vous refusez de vous lever devant des gens qui ont accepté de RISQUER LEUR VIE pour une cause qui leur tient à coeur? C'est minable. Minable, y a pas d'autre mot.
Vous n'êtes même pas dignes de couper les ongles d'orteil de ces militaires avec vos dents.
Choisissez votre cible
Vous n'êtes pas d'accord avec la mission canadienne en Afghanistan? Pas de problème!
Après tout, nous vivons dans une démocratie, nous pouvons manifester librement notre opposition (nous ne sommes pas comme les femmes sous les talibans, ces femmes que vous voulez abandonner à leur sort et qui, dès que les troupes présentes en Afghanistan se retireront, seront traitées comme des animaux, du bétail, de la vermine)... Mais de grâce, choisissez votre cible !
Manifestez devant le Parlement canadien, montrez votre cul à Stephen Harper, mais ne manquez pas de respect aux soldats qui ont choisi VOLONTAIREMENT d'aller se battre pour défendre leurs idées!!!
Merde, on a peur de se séparer démocratiquement du Canada, on a eu de la difficulté à faire un X dans une case, on tourne lâchement la tête quand un gars tapoche sa blonde dans le métro, et l'on manquerait de respect envers des hommes et des femmes qui sont prêts à risquer LEUR VIE pour venir en aide à des gens qu'ils n'ont jamais connus??? Je n'en reviens juste pas. Ils vous ont fait quoi, ces soldats ?
Si le Québec devenait un pays, on n'aurait pas d'armée? On défendrait nos frontières avec des marionnettes, des mimes, des zouaves?
On nommerait Passe-Montagne ministre de la Défense?
Une seule chose à faire
On a le droit d'être naïf. On a le droit de croire qu'il suffit d'envoyer des pétitions et des paniers de fruits pour faire reculer des tyrans.
Mais on n'a pas le droit de manquer de respect à des soldats qui ne font que leur devoir.
Devant le courage, il n'y a qu'une chose à faire. Se lever et fermer sa gueule.
20070625
À lire.
20070620
Les bonne causes du PQ
On sait bien, le PQ ne se lève que pour les bonnes causes...
UNE MARCHE DE SOLIDARITÉ AVEC LE HEZBOLLAH
[cliquez sur l'image]
UNE MANIFESTATION ANTISÉMITE
[cliquez sur l'image]
VOTER CONTRE LE BUDGET
[cliquez sur l'image]
IL NE S'EST PAS LEVÉ, LUI
Hôtel du Parlement
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Site personnel : http://www.camilbouchard.info/
20070504
Cat Fight
La situation s'envenime au sein du mouvement souverainiste. Dans une entrevue qui sera diffusée dimanche à l'émission Les coulisses du pouvoir, André Boisclair s'en est pris au chef du Bloc québécois et à son entourage, qu'il accuse de manigancer pour le renverser.
André Boisclair sait qu'au sein de son parti, des gens travaillent pour Gilles Duceppe. « C'est un secret de polichinelle », dit-il, ajoutant qu'il connaît ceux qui veulent le renverser.« Si Gilles Duceppe rêve la nuit de devenir chef du PQ, il devrait d'abord s'occuper de son parti et penser à l'avenir du mouvement souverainiste plutôt qu'à ses intérêts personnels. »
— André Boisclair
20070429
Le Bloc Québécois: une grande plainte gémissante
Pour ceux qui doutent encore de l'insignifiance intrinsèque du Bloc Québécois:Après les libéraux, le Bloc québécois s'insurge à son tour contre le choix de Shane Doan comme capitaine de l'équipe canadienne au Championnat du monde de hockey, actuellement en cours en Russie.
Doan, désigné capitaine vendredi, aurait tenu des propos racistes à l'endroit des officiels francophones lors d'un match de la LNH disputé contre le Canadien à Montréal, en décembre 2005. Il avait alors écopé d'une punition pour inconduite en fin de match.
Le porte-parole du Bloc en matière de Sport, Luc Malo, estime que le choix de Doan est tout à fait inapproprié. Le député de Verchère-Les Patriotes compte intervenir auprès de la Secrétaire d'État aux Sports, Helena Guergis, dans ce dossier.
Le Bloc Québécois s'insurge, le Bloc Québécois réclame, le Bloc Québécois rejette, le Bloc Québécois demande, le Bloc Québécois s'oppose, le Bloc Québécois exige, le Bloc Québécois refuse, le Bloc Québécois s'inquiète, le Bloc Québécois revendique, le Bloc Québécois se plaint, le Bloc Québécois gémit, le Bloc Québécois proteste, le Bloc Québébois s'indigne, le Bloc Québécois gna gna...
Primo, la nomination de Shane Doan n'est pas issue d'un décret gouvernemental. La Secrétaire d'État aux Sports (poste inutile s'il en est un) n'a pas un maudit mot à dire dans la conduite des affaires de Hockey Canada. Certaines choses, n'en déplaise au Bloc, ne sont pas du ressort du ouerrrnement.
Secundo, Jean-Luc Brassard, pourtant séparatiste avoué, a porté à deux reprises le drapeau du Canada aux cérémonies d'ouverture des Jeux Olympiques. Personne n'est mort...
Tertio, le Bloc Québécois devrait se trouver autre chose à faire que "s'insurger" de l'identité du capitaine de l'équipe nationale d'un pays qu'il exècre dans un tournoi de deuxième ordre dont la majorité de la population se crisse éperdument. Au mieux, ça devrait servir sa cause.
20070405
Le Québec impérial
Un nouveau parti souverainiste et traditionaliste vient de voir le jour: le Parti république du Québec.
Le directeur général des élections, Marcel Blanchet, a autorisé l'existence du parti le 26 mars, jour des élections générales.
Le chef de la nouvelle formation est Gilles Paquette, qui s'est présenté comme candidat indépendant dans Soulanges au dernier scrutin, recueillant 113 voix.
Le PRQ prône l'accession du Québec à l'indépendance par le biais d'une élection référendaire, une idée que le Parti québécois a abandonnée dès les premières années de son existence.
Le programme préliminaire du nouveau parti met de l'avant d'autres idées étonnantes, comme l'annexion par le Québec du Labrador, un territoire appartenant officiellement à Terre-Neuve depuis 1927.
On pourrait aussi envoyer un commando de cols bleus pour annexer l'Alberta tant qu'à y être...
20070403
20070330
20070328
Les rats quittent le navire
Le bloquiste Michel Gauthier annonce sa démission en évoquant des problèmes de santé. Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, avait été informé de la décision de M. Gauthier il y a quelques semaines.
Michel Gauthier est entré en politique en 1981 en se faisant élire député du Parti québécois pour la circonscription de Roberval à l'Assemblée nationale du Québec. Il a démissionné de ce poste en février 1988.
Il fait le saut en politique fédérale sous les couleurs du Bloc au début des années 90. Élu pour la première fois aux Communes lors des élections de 1993, il représente la circonscription de Roberval-Lac-Saint-Jean depuis.
Il a occupé le poste de leader de l'opposition officielle de 1993 à 1996. Élu chef du Bloc en février 1996, il démissionnera quelques mois plus tard. En 1997, il obtient le poste de leader parlementaire, poste qu'il occupe toujours.
Source: Radio-Canada
Changer ou mourir
Par-dessus tout, il [le PQ] doit cesser de se comporter comme s'il détenait tout le temps la vérité absolue et qu'il savait toujours mieux que les gens ce qui est bon pour eux. Il projette l'image d'un parti qui confond la nécessaire fidélité à ses valeurs avec l'attachement dogmatique à des politiques dépassées. Le gel des frais de scolarité en était l'illustration la plus caricaturale.
L'ADQ a fait des percées spectaculaires dans des régions qui ne sont pas du tout de tradition conservatrice. Des millions de Québécois, souvent souverainistes, qui ne sont pas du tout des gens de droite bornés, ne se reconnaissent tout simplement plus dans la lecture du Québec que propose le Parti québécois depuis plusieurs années.
Partout en Occident, des partis de centre gauche, sans rien renier de leurs valeurs, adaptent leurs conceptions du rôle de l'État, des finances publiques et du secteur privé à un monde qui change plus vite que jamais et aux nouvelles aspirations des jeunes familles de la classe moyenne. Le Parti québécois s'est jusqu'ici refusé à cela.
Historiquement, le Parti québécois a été une coalition hétéroclite, allant de la gauche jusqu'au centre droit, cimentée autour de l'idée de la souveraineté. Cette coalition ne tenait que parce qu'elle était dirigée par des chefs immenses, et parce que la perspective d'un référendum gagnant dans des délais raisonnables permettait de faire accepter à chacun des compromis sur les autres enjeux.
À partir du moment où ces deux conditions ne sont plus réunies, bien des souverainistes se sentent désormais libres d'aller voir ailleurs. Grugée sur sa gauche, dévorée sur sa droite, cette coalition se réduit donc comme peau de chagrin depuis 1994. La vieille stratégie d'essayer de fédérer tous les souverainistes au sein d'un seul parti qui prendrait le pouvoir avec assez d'élan pour tenir un référendum semble épuisée.
Il était pourtant parfaitement prévisible que marteler la tenue coûte que coûte d'un référendum ne ramènerait pas les souverainistes au bercail, puisque personne n'y croyait sérieusement à court terme. Elle n'a eu pour seul effet concret que de renforcer l'image d'un parti déconnecté du Québec réel.
Trois dangers mortels guettent désormais le Parti québécois: s'imaginer qu'un changement de chef serait à lui seul une recette miracle, se radicaliser comme il l'a souvent fait après les défaites, ou s'éviter de bouger sous prétexte que de nouvelles élections pourraient survenir rapidement.
20070327
Charron strikes again!
- Claude Charron sur les ondes de TVA hier
*Les commentaires en bas d'écran ne sont pas de moi.
Imbécile heureux
- Roger Gaudet, député bloquiste de Montcalm
20070320
En voilà une autre
*Les commentaires en bas d'écran ne sont pas de moi.
Voir également ici et ici.
Charron en remet encore
Pour de plus amples analyses électorales toutes plus impartiales les unes que les autres de ce Grand Esprit Éclairé qu'est Claude Charron, cliquez ici.
20070319
Le temps de la quête
"Ce prétendu règlement du déséquilibre fiscal par le gouvernement Harper constitue la plus grosse « commandite » de notre histoire, la plus grossière manoeuvre pour court-circuiter la démocratie québécoise, pour manipuler l’opinion publique, pour acheter l’allégeance des Québécois avec leur propre argent."
Faites-moi rire...
Après nous avoir emmerdé pendant quatre ans avec le "déséquilibre fiscal", son règlement imminent ne serait soudain rien de moins qu'un assaut machiavélique pour "court-circuiter la démocratie québécoise"...
Le gouvernement fédéral est aux souverainistes québécois ce qu'Israël est aux musulmans: un échappatoire commode pour masquer leurs propres échecs, leur propre incompétence, leur propre insignifiance et par dessus tout, leur propre incapacité à gérer leurs affaires intelligemment.
Affirmer que l'on tente "d'acheter les Québécois avec leur propre argent" relève du délire pur et simple. Cet argent n'est rien d'autre qu'un transfert de fonds des provinces riches vers une province pauvre (le Québec). Ou si vous préférez, un chèque de BS bonifié.
Écrire un telle idiotie, eh bien c'est un peu comme si un Somalien déclarait que l'aide internationale reçue par son pays lui revenait de droit. Qu'on lui retournait une somme qu'on lui aurait volé. Bref, c'est n'importe quoi.
Le Québec vit au crochet des autres provinces depuis des lunes. Le "déséquilibre fiscal" tient simplement à ce que le gouvernement fédéral, depuis une dizaine d'années environ, gère ses affaires de façon intelligente et engendre des milliards en surplus budgétaires, tandis que le Québec, pourtant pauvre comme Job, dépense de façon irresponsable dans une panoplie de programmes sociaux et autres services tout aussi inefficients qu'inutiles dont il n'a pas les moyens de se payer. C'est aussi simple que ça.
Cet argent s'ajoute aux milliards que le Québec reçoit déjà du fédéral, argent qui n'est pas non plus "son argent" mais bien celui des Albertains et des Ontariens, qui de leur côté reçoivent en transferts fédéraux un montant nettement inférieur à celui qu'ils versent.
Autrement dit, ce sont "eux" et non "nous" qui paient pour le gel des frais de scolarité, les CPE, les tarifs d'électricité à rabais, etc.
Regardez bien nos politiciens sans orgueil s'auto-congratuler du montant de l'aumône, fiers de leurs statuts d'éternels assistés recevant le même chèque à deux adresses.
Y'a pas de quoi être fiers...
20070317
Tony Blair aux Écossais: "Fuyez l'exemple québécois"
Pour garder les brebis écossaises dans le pré anglais, Tony Blair n'a pas hésité à utiliser le cas du Québec comme l'exemple à ne pas suivre. Selon lui, les deux référendums québécois ont fait perdre à Montréal le titre de métropole économique canadienne.
«Montréal a déjà été la capitale économique du Canada, écrit Tony Blair. Et même si les Québécois ont abandonné leur projet de séparation, cette situation lui a fait perdre son titre au détriment de Toronto.»
Source: La Presse
Le plus drôle là-dedans, c'est qu'il se trouve encore des péquistes pour nous dire que c'est une bonne chose que toutes ces entreprises aient quitté le Québec, puisque les francophones ont enfin pu prendre le contrôle de leur économie...ou de ce qui en restait.
20070316
Ben oui...
André Boisclair estime avoir la légitimité de tenir un référendum même s’il se retrouve à la tête d’un gouvernement minoritaire.
Le chef du Parti québécois refuse depuis le début de la campagne de spéculer sur la possibilité qu’aucun parti ne détienne une majorité absolue au lendemain du scrutin du 26 mars. Mais lorsqu’un journaliste lui a demandé si le Parti québécois pouvait légitimement penser à tenir un référendum dans un contexte où il n’aurait qu’une faible pluralité des voies, il a répondu : «Bien sûr, bien sûr, bien sûr !»
Ce gars-là est une vraie farce.
Oui, il pourra légitimement penser à tenir un référendum.
Tout comme le reste de l'Assemblée nationale pourra légitimement penser à ne pas le permettre.
Case closed.
20070315
Vigile compare Dumont à Maurice Duplessis
Mario Dumont n'est pas à droite. Il est social-démocrate. Au Québec, quiconque n'est pas socialiste est automatiquement un capitaliste mangeur d'enfants. C'est ridicule. D'ailleurs, le positionnement idéologique du chef adéquiste est beacoup plus proche de Tony Blair que de Reagan ou Thatcher. Il faut arrêter avec ces conneries...
Voici ma prédiction: si jamais Mario Dumont devient Premier ministre, le système de santé restera à 95% public, rien se sera privatisé, aucun programme social ne sera aboli et les femmes auront encore le droit de vote.
La droite au Québec, la vraie droite, n'existe pas. Point à la ligne.




