L’Iran, régime aux pieds d’argile
Chahdortt Djavann
28/06/2007
La crise nucléaire iranienne n’aura pas de fin heureuse. Les mollahs veulent la bombe et ne reculeront devant rien. Plusieurs années de « dialogue », de gesticulations diplomatiques, de politique de « la carotte et du bâton » et, surtout, l’inefficacité des sanctions ont prouvé la détermination du régime islamique et la faiblesse de la diplomatie face à un régime qui poursuit un but bien précis : exporter son idéologie islamique totalitaire (ce que l’Occident nomme l’« islamisme »).
La bombe atomique est le meilleur garant de ce projet. Nul n’ignore le rôle du pouvoir iranien dans l’expansion mondiale de l’islamisme, son aide économique, militaire et logistique au Hamas, au Djihad islamique, au Hezbollah, aux milices irakiennes, mais aussi à al-Qaida et à la mouvance islamiste mondiale, qu’elle soit sunnite ou chiite, qu’elle soit djihadiste ou terroriste. Ce régime a eu aussi, via ses agents d’influence, un rôle néfaste dans les banlieues européennes.
Ahmadinejad n’est qu’un agitateur, une marionnette au service des vrais dirigeants iraniens, comme le fut, en son temps, Khatami, qui jouait le rôle de la marionnette paisible et rassurante. Le guide suprême et absolu, Khamenei, le président du Conseil de discernement islamique, Rafsandjani, et le Conseil des gardiens contrôlent tout le pouvoir. Le président iranien n’a qu’un pouvoir limité et surveillé par ces instances non élues, et il est révocable.
Dans un essai que je viens de terminer, j’analyse, entre autres, la structure et la nature du régime iranien et montre pourquoi il ne se conformera pas à la culture de la dissuasion nucléaire, mais se lancera dans l’expansion du terrorisme nucléaire pour ac-croître l’influence mondiale de son idéologie. À l’heure actuelle, le pire scénario est à craindre. Du côté américain, des forces navales importantes se déploient dans le golfe Persique, avec des porte-avions à propulsion nucléaire, et du côté iranien, le Corps des gardiens de la révolution, qui dépend directement du guide suprême, renforce sa capacité à agresser des navires de guerre et à perturber la circulation du pétrole dans le détroit d’Hormuz, itinéraire maritime par lequel transitent les deux cinquièmes de l’approvisionnement quotidien en pétrole dans le monde.
Je suis de ceux qui pensent qu’il faut empêcher à tout prix ce régime de se doter de l’arme nucléaire, car déjà sans la bombe sa capacité de nuisance fait peur, non seulement au Moyen et au Proche-Orient, mais aussi en Europe avec le terrorisme. En outre, la course aux armements nucléaires des autres pays dans une région où la situation est explosive sera un sérieux danger non maîtrisable. L’Europe sera la première à en subir les conséquences directes et indirectes.
Il est temps d’en finir avec la realpolitik cynique et l’intérêt économique de quelques multinationales. Il est peut-être encore temps d’éviter le pire : la guerre. La clé de toutes les crises dans la région est l’Iran.
C’est le pays le plus important géographiquement, stratégiquement, le plus riche par ses ressources pétrolières et gazières, et le plus influent par son idéologie islamique. Le problème n’est pas seulement le fait que l’islam soit la religion d’État, le problème est que l’islam est l’État et que l’islam n’est plus une religion, mais une idéologie pensée, construite au service des dirigeants iraniens. Cette idéologie, pire que celle du communisme ou du nazisme, a des ambitions mondiales et veut implanter le drapeau de l’islam politique dans le monde, comme l’a proclamé souvent le guide et récemment repris Ahmadinejad.
On peut penser folle cette ambition ; celle du nazisme l’était tout autant. Il est pourtant possible de renverser le régime des mollahs plus rapidement qu’on ne l’imagine. Pour cela il faut le soutien absolu de l’Occident.
Le régime est plus fragile qu’on ne le croit. Le peuple iranien, à part ceux qui font partie du noyau dur du régime, lui est hostile ; cela fait des années que le peuple espère son renversement. Les Iraniens se sont mordu les doigts et, dans leur immense majorité, ils regrettent le régime du chah.
La seule personne capable de prendre le leadership, la seule personne légitime aux yeux du peuple iranien est l’héritier du chah, son fils. Et les mollahs savent que seul l’héritier des Pahlavi peut rassembler les Iraniens. C’est pourquoi le régime a inventé ses faux opposants qui, trente ans après la chute du chah, ne cessent de le condamner tout en ne faisant qu’une critique modérée des atrocités commises par le régime islamique.
Ces faux opposants dénoncent l’ingérence occidentale, alors que le droit d’ingérence, lorsqu’un peuple est pris en otage par un régime totalitaire qui menace par ailleurs la paix dans le monde, est un devoir. J’ai réfléchi longuement, car je ne suis pas royaliste par conviction. Je suis une républicaine laïque et démocrate, mais une monarchie constitutionnelle en Iran, à l’image de celle de l’Espagne, est la seule porte de sortie pour éviter une guerre aux conséquences néfastes.
Si l’Europe et les États-Unis soutiennent sans équivoque le renversement du régime islamique, il ne tiendra pas plus de quelques mois. La crise économique, l’inflation, la privation des droits les plus élémentaires ont poussé le peuple iranien à bout. Il existe quelques moyens pour ébranler le régime des mollahs et leur idéologie.
Mais l’Occident sera-il capable de s’unir, de renoncer à ses intérêts pendant quelques mois et de faire pression sur la Chine et la Russie ? Et pourtant, l’Occident, surtout l’Europe, aurait tout à gagner, y compris économiquement, à ce qu’un régime pro-occidental soit instauré en Iran. Sans les pétrodollars iraniens dépensés à foison, l’islamisme dépérirait en Irak, au Liban, en Afghanistan, en Turquie, en Afrique, ainsi que dans les pays du Maghreb, et la paix entre Israël et la Palestine deviendrait possible.
Puissent ces paroles être entendues par les dirigeants occidentaux.
20070629
Iran: Regime Change
20070612
La "communauté internationale" à l'oeuvre...

Des nouvelles de l'ONU:
Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas réussi lundi à trouver un consensus sur une déclaration proposée par la France visant à condamner l'affirmation par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad que le «compte à rebours» pour l'annihilation d'Israël avait commencé.
L'ambassadeur des États-Unis, Zalmay Khalilzad a indiqué que certains membres du Conseil avaient encore des réserves sur le texte mais a exprimé l'espoir qu'un accord puisse être atteint «dans les prochains jours».
Selon des diplomates, le Qatar et l'Indonésie ont exprimé des réserves sur la teneur du texte français.
Le texte préparé par la France déclare que «les membres du Conseil condamnent vigoureusement les propos attribués à Mahmoud Ahmadinejad concernant la destruction d'Israël».
Il ajoute que les membres «réaffirment les droits et obligations de l'État d'Israël comme membre de plein droit et de longue date des Nations unies» et qu'«aux termes de la Charte de l'ONU, tous les membres se sont engagés à s'abstenir de la menace ou de l'utilisation de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'un autre».
M. Ahmadinejad avait déclaré le 3 juin: «Le compte à rebours a commencé pour l'annihilation du régime sioniste aux mains des peuples libanais et palestinien». «Dans un avenir proche, nous assisterons à l'annihilation du régime sioniste, si Dieu le veut», avait-il ajouté.
Religion de paix et d'amour...
Que le Conseil de sécurité soit incapable de s'entendre sur un texte non-contraignant s'appuyant sur la Charte même de l'organisation et condamnant les propos du président d'un État terroriste en pleine course à la bombe atomique appelant à l'annihilation d'un autre pays membre en dit long sur ce qui devrait arriver à ce misérable talking shop tiersmondiste qu'a toujours été l'ONU.
La seule bonne nouvelle: si Chirac était toujours président, la France se serait trouvée du côté des obstructionnistes plutôt que de celui des instigateurs de la résolution...
20070502
20070401
Showdown Iran
20070329
Faire plier l'Iran

*HH (Hugh Hewitt), NG (Newt Gingrich)
HH: Now let’s get to the first major issue of the day, which is Iran. Mr. Speaker, if the United Kingdom feels obliged to use force, if diplomacy fails to get their people back, will you applaud?
NG: I think there are two very simple steps that should be taken. The first is to use a covert operation, or a special forces operation to knock out the only gasoline producing refinery in Iran. There’s only one. And the second is to simply intercede by Naval force, and block any tankers from bringing gasoline to Iran…
HH: Would you do, would you urge them…
NG: And say to the Iranians, you know, you can keep the sailors as long as you want, but in about 30 days, everybody in your country will be walking.
HH: So how long would you give them, to give them that ultimatum, the Iranians?
NG: I would literally do that. I would say to them, I would right now say to them privately, within the next week, your refinery will no longer work. And within the following week, there will be no tankers arriving. Now if you would like to avoid being humiliated publicly, we recommend you calmly and quietly give them back now. But frankly, if you’d prefer to show the planet that you’re tiny and we’re not, we’re prepared to simply cut off your economy, and allow you to go back to walking and using oxen to pull carts, because you will have no gasoline left.
HH: I agree with that 100%. Would your recommendation to the United States President be the same if Iran seized our forces?
NG: Absolutely. I mean, the reason I say that, it is the least violent, least direct thing you can do. It uses our greatest strength…you know, the mismatch in Naval power is absolute. And so you don’t have to send troops into Iran. Everybody on the left is waiting for conservatives to say things that allow them to run amok and parade in San Francisco, and claim that we’re warmongers. I want to avoid war by intelligently using our power to eliminate the option of sustaining an economy, so that the Iranian dictatorship will be shown to be the hollow dictatorship it is, so the people of Iran decide they’d like to have a decent government with real electricity and real gasoline, so they overthrow it. And I want to do that without risking a single American life, or being engaged in a single direct confrontation. And Naval power lets you do that.

