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20081219

Deux poids, deux mesures

Le toujours excellent Jean-Jacques Tremblay, de l'équipe éditoriale de Point de bascule, nous offre cet éditorial sur le rejet de la plainte pour propos haineux contre l'imam salafiste Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti par la Commission canadienne des "droits de la personne". Ce dernier avait entre autre affirmé que les femmes étaient inférieures aux hommes, les musulmans supérieurs aux "mécréants", que les juifs "répandaient la corruption et le désordre sur la terre" et que les homosexuels devraient être décapités:

Point de bascule
Déclaration de Point de bascule à propos de la plainte rejetée par la Commission canadienne des droits de la personne - un édito signé Jean-Jacques Tremblay

Le pourquoi de notre plainte

Si Marc Lebuis et Point de bascule ont porté plainte contre l’imam Al-Hayiti à la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP), c’était avant tout pour démontrer que les membres de cette même commission ont beaucoup plus à voir avec l’activisme politique qu’avec l’impartialité du juge. Comme le refus d’enquêter la plainte le prouve, la CCDP, comme la plupart des commissions provinciales des droits de la personne, est pilotée par des individus en état d’ébriété idéologique avancé. Les membres de la CCDP, des anti-Occidentaux doctrinaires, témoignent en effet d’une faillite morale absolue. Jour après jour, ils mettent en pratique une vision du monde absolument grotesque, une vision qui a été façonnée ces dernières décennies dans les cénacles « académiques » les plus radicaux, là où des privilégiés, dégagés de toute responsabilité face au réel et portés par une incompréhensible haine de soi, ont progressivement donné une forme systématique à des aspirations en dernière instance irrationnelles, autoritaires, arbitraires, anti-libérales et hystériques.

La triste réalité des choses, c’est que la Commission canadienne des droits de la personne ne s’active tout simplement pas à faire appliquer les droits de la personne. Au contraire, elle détourne activement et constamment ces mêmes droits, et ce, de manière à s’acharner sur ce qu’elle a déclaré être ses ennemis. La CCDP, détraquée, n’est aujourd’hui rien de moins qu’un projet politique surréaliste visant à imposer une notion du « Bien » qui s’oppose résolument au sens commun, aux traditions libérales ainsi qu’à la définition même de la sagesse. La CCDP, au final, gère les plaintes qu’elle reçoit selon qu’elles sont utiles ou non à la réalisation de ses ambitions politiques radicales. La Commission n’est pas un organisme impartial, c’est un bureau d’ingénierie ethnique, religieuse et sociale aux comportements absolutistes, sélectifs et illogiques.

La vérité, c’est que s’il y a un lieu où la CCDP devrait enquêter, eh bien ça serait avant tout dans ses propres bureaux. La CCDP pratique en effet la discrimination à une échelle rarement vue, persécutant le moindre plouc surpris à faire l’éloge de son chapelet en sirotant un thé à la menthe, et s’attaquant au moindre quidam ayant oublié de mentionner que le Coran n’est rien de moins qu’un véritable tapis de roses. Définitivement, la Commission est atteinte de relativisme culturel radical, d’ethno-différencialisme forcené et de racialisme éhonté. Ayant transcendé les fondements mêmes du libéralisme politique et juridique, elle agit tout simplement comme si les individus n’étaient pas, au Canada, égaux en droit. Les plaintes qui lui sont adressées sont ainsi jugées selon le style vestimentaire et l’orientation politique et religieuse des acteurs concernés, et non pas selon la teneur de leur contenu. Alors que tout ce qui est occidental peut être bafoué, persécuté et discriminé, tout ce qui est moindrement exotique, et surtout islamique, obtient les coudées franches pour proférer des insanités haineuses envers la majorité et les autres minorités, de même que pour poursuivre et harceler gratuitement quiconque a commis le crime de ne pas avoir un poster de Yasser Arafat dans son salon ou encore de ne pas avoir nommé un imam « modéré » sur le conseil d’administration de sa PME familiale.

L’imam Al-Hayiti

Pur produit d’idéologies politico-religieuses étrangères, l’imam salafiste montréalais Al-Hayiti est un islamiste radical homegrown, qui aspire à suivre à la lettre les commandements divins du Coran. Il fait ainsi la promotion d’un islam rigide, pur, orthodoxe, littéral et rigoriste. Tous les propos haineux énoncés par Al-Hayiti et dénoncés par Point de bascule se retrouvent aussi texto dans les livres saints de l’islam. Au final, Al-Hayiti ne s’est retrouvé dans l’eau chaude que parce qu’il a pris le risque d’enregistrer et d’écrire en français des assertions que plusieurs imams d’ici se contentent sagement de prononcer à la mosquée. L’imam Al-Hayiti se démarque ainsi parce que, contrairement à de nombreux collègues, il a pris la décision de se médiatiser dans une langue que l’on peut comprendre. Et contrairement à d’autres qui, à travers de sinueuses arabesques, soutiennent à peu près les mêmes positions, Al-Hayiti est particulièrement franc et direct, ce qui pour Point de bascule en faisait le moyen parfait pour révéler au grand public les méthodes on ne peut plus douteuses de la CCDP.

Il est à noter que Point de bascule ne souhaite pas, en dernière instance, que la CCDP fasse dorénavant mieux son travail de censeur. Nous ne souhaitons pas ré-éduquer la CCDP. Tout simplement, nous souhaitons qu’on enlève à cette institution les pouvoirs de censure qui lui sont accordés (article 13). Ces pouvoirs, en eux-mêmes beaucoup trop flous et étendus, deviennent en effet absolument aberrants et inacceptables quand ils se retrouvent dans la boîte à outils d’activistes en mission. Au final, le rejet de la plainte de Point de bascule témoigne d’une seule chose : de la nécessité de réduire radicalement le champ d’action de la CCDP, un organisme désaxé à tous les niveaux.

CCDP : le fond de la patente

Si les membres de la CCDP ont accepté de faire le boulot qu’ils font, c’est probablement un peu pour le caviar, mais c’est assurément beaucoup pour le plaisir d’œuvrer à l’avancement d’un agenda politique, le leur, qui est celui de ré-éduquer les majoritaires à coups de bâton, et ce, en faisant fi de leurs droits et libertés les plus fondamentaux. Si les membres de la CCDP ont refusé d’enquêter la plainte de Marc Lebuis, ce n’est pas, malgré leur rhétorique, parce qu’ils ne croyaient pas que les propos de l’imam Al-Hayiti étaient bel et bien haineux. Tout simplement, les membres de la CCDP ne percevaient pas la plainte de Marc Lebuis comme étant compatible avec leurs propres intérêts politiques. En réalité, la CCDP ne travaille pas vraiment à protéger les droits de la personne. Ses membres ne souhaitent qu’une chose : s’acharner sur les majorités. C’est leur projet, c’est leur idéal politique. Voilà tout. La CCDP, des tonnes d’exemples le prouvent, ne fait que travailler à exaucer les vœux politiques radicaux de ses membres et partisans, des vœux qui par ailleurs semblent entièrement compatibles avec ceux de la mouvance islamiste/islamique. Un vrai petit club privé.

Islamisme et liberté d’expression

Et soulignons qu’au bout du compte, les problèmes sociaux et politiques causés par l’islam, une tradition religieuse qui secrète naturellement et organiquement ce qu’on appelle l’islamisme, ne se régleront pas à travers la multiplication de comités de censure même impartiaux, ou encore grâce à un État qui assumerait enfin son rôle de directeur de conscience. Au contraire, l’idéologie islamiste se déplaçant bien évidemment à dos d’homme, la solution à cette problématique concerne étroitement l’orientation de nos politiques d’immigration, et repose en dernière instance sur la volonté et la capacité des principaux acteurs de notre société d’assumer ouvertement et fièrement les valeurs et les traditions occidentales qui ont permis de faire de ce bout de continent un des endroits les plus vivables et les plus authentiquement tolérants au monde.

La liberté d’expression est une valeur fondamentale de l’Occident libéral, et le fait même qu’elle puisse être niée à des islamistes radicaux serait, en quelque sorte, une victoire pour tous ceux qui souhaitent saper les fondements de la démocratie et du libéralisme politique. De même, la censure et la répression institutionnelle tendent à donner une légitimité plus ou moins grande à ceux qui en sont victimes, même s’ils le méritent. Tant qu’à être plongés dans la situation débile qui est malheureusement la nôtre, mieux vaut, en dernière instance, des imams qui disent des folies en public que des imams qui disent les mêmes choses à l’ombre de leurs mosquées, cette fois à l’abri du regard public. Les propos de l’imam Al-Hayiti ne sont que le symptôme d’un problème beaucoup plus profond, un problème qui commence avec le fait même qu’il ait ici des fidèles, et qui s’étend jusqu’à notre incapacité chronique à affirmer nos propres valeurs, et ce, même devant la bestialité la plus virulente.

En conclusion

Les dires de l’imam Al-Hayiti étaient, hors de tout doute, les propos les plus haineux et méprisants qu’un individu puisse tenir. Ils incitaient de plus, d’une manière pratiquement directe, à la violence. Mais au fond des choses, le problème, ce n’est pas qu’Al-Hayiti puisse ou non dire ce qu’il a dit. Le véritable problème, c’est qu’Al-Hayiti puisse le dire alors que d’autres se sont déjà fait condamner ou harceler par la CCDP pour des propos beaucoup plus anodins. En refusant de même enquêter la plainte de Point de bascule, la CCDP s’est définitivement enlevée d’elle-même le droit moral de censurer et d’enquêter, à l’avenir, à peu près tout ce qu’elle a déjà censuré et enquêté par le passé. Car côté « discours haineux », la CCDP agit définitivement avec la logique du deux poids deux mesures, taxant de haineux les discours les plus bénins tout en exonérant les discours les plus haineux, et ce, selon les intérêts de sa vision du monde absolument tordue. Et si une chose est certaine, c’est qu’à la Commission canadienne des droits de la personne, tous les moyens semblent être bons pour arriver à ses fins.

Soulignons en passant, pour conclure, la proposition d’Ezra Levant : « Fire. Them. All. ». Eh oui ! Pourquoi pas… Ils n’auront qu’à aller enseigner la sociologie. La CCDP est une nuisance. C’est un organe d’épuration, aux critères étranges, qui mène, au frais du contribuable, sa propre guerre idéologique.

20070627

"Le défi de reconstruire"

Extraits d'un texte de Steven Blaney, député conservateur de Lévis-Bellechasse et membre de la commission permanente de la Chambre des communes sur la défense nationale, de retour d'un séjour en Afghanistan [Le Devoir]:

"La mission canadienne en Afghanistan consiste en quelque sorte en un véritable travail de reconstruction des infrastructures, que celles-ci soient civiles, policières et militaires. D’abord, on cherche à y instaurer un climat stable et sécuritaire, ce qui constitue déjà un grand défi, compte tenu de la menace constante que représentent les attaques suicide et les engins explosifs improvisés. Ensuite, la coalition est à former activement des kandaks, c’est-à-dire des bataillons afghans, au rythme d’un par mois, afin de former d’ici 2009 une véritable armée afghane de 70 000 hommes qui pourra assurer la sécurité de ce pays après le départ des forces internationales."

"En parallèle, le Canada a aussi entrepris la formation de la police nationale auxiliaire afghane, qui est formée par des membres désignés par les communautés afghanes et qui en assurent la sécurité. Ces derniers représentent des cibles de choix pour les terroristes, qui voient ainsi leur emprise de terreur compromise sur le plan local. Des formateurs canadiens de la GRC assistent aussi la police nationale afghane."

"À ces efforts s’ajoute tout le volet humanitaire, appelé à jouer un rôle de plus en plus important. Avec les représentants de l’ACDI, plusieurs projets sont lancés afin d’améliorer les infrastructures de base des communautés. L’équipe provinciale de reconstruction joue un rôle clé à Kandahar et participe à de nombreux projets."

"[...] Les troupes canadiennes soutiennent le peuple afghan. La population civile afghane a besoin de la protection offerte par les forces de l’OTAN, y compris les soldats canadiens. Mais surtout, l’Afghanistan a besoin d’être reconstruit ; il a besoin de nouvelles écoles pour remplacer celles qui ont été détruites par les talibans. Il faut alphabétiser l’Afghanistan, et particulièrement les jeunes filles, à qui les talibans avaient interdit l’accès aux écoles ; on ne peut pas maintenir une partie de la population dans l’ignorance. Malheureusement, les talibans s’attaquent aussi aux professeurs et aux éléments les plus progressistes de la société afghane."

"Dans ce nouveau contexte de lutte contre le terrorisme, le Canada ne peut pas toujours convenir avec ses partenaires de conserver la portion humanitaire des missions militaires et laisser la responsabilité des interventions armées, beaucoup plus risquées, à ses alliés. C’est pourtant ce que demande un parti d’opposition comme le Bloc québécois, qui voudrait confiner le Canada dans son rôle au sein des Casques bleus de l’ONU. Dans ce dossier, le Bloc québécois démontre de la naïveté et de l’inexpérience dans le domaine des relations internationales."

"Lors de mon séjour en Afghanistan, nous avons rencontré Sarah Chase, l’Américaine qui avait fait un passage remarqué à l’émission Tout le monde en parle, passionnée de ce pays et convaincue de l’importance géopolitique de rétablir la paix dans cette partie du monde. Elle vit et demeure à Kandahar, où elle exploite une fabrique de savon. Bien qu’elle conserve un esprit critique au sujet de la mission, mette les dirigeants en garde contre les dangers de la corruption et souligne l’importance d’une saine gouverne, elle estime que la présence de la coalition est essentielle pour soutenir l’émergence de ce pays. Elle déplore aussi la vision simpliste des partis de l’opposition qui réclament un retrait immédiat."

"Lorsqu’on fait partie d’une alliance comme l’OTAN, on ne peut pas toujours demander aux autres pays d’exécuter les opérations militaires en sol ennemi et garder pour soi le prestige des interventions humanitaires, le secours aux blessés, le soutien alimentaire et l’alphabétisation, même si tous ces aspects ont aussi une grande importance. Autrement dit, on ne peut pas, à chaque crise internationale, laisser le travail ingrat et difficile aux autres pays et toujours tirer le bénéfice des missions de paix. Chacun doit jouer son rôle selon ses moyens et sa bonne foi. C’est l’engagement du gouvernement canadien envers le peuple afghan et la communauté internationale depuis 2003."

"À Ottawa, les partis d’opposition proposent souvent une image faussée à propos de la présence du Canada en Afghanistan. Ces critiques profitent de la douleur des familles qui ont perdu un membre au combat pour dénigrer le bien-fondé de la mission canadienne. Ainsi, lorsque des militaires canadiens périssent sur le front, certains détracteurs vont même jusqu’à comparer notre mission actuelle à la terrible guerre du Vietnam, il y a 40 ans. C’est mal connaître l’histoire militaire et les relations internationales."

"Le Canada n’a pas participé à la guerre du Vietnam, tout comme il ne participe pas aux opérations militaires en Irak. Mais surtout, la présence militaire canadienne en Afghanistan fait suite à la demande expresse du gouvernement afghan, démocratiquement élu et légitimement reconnu par l’ONU. Le Canada combat le régime des talibans et les terroristes. Le Canada poursuit son plan d’aide internationale en sol afghan, mais cette présence essentielle ne peut se faire que sous la protection de notre armée, assistée par les militaires d’une trentaine de pays, qui garantissent la sécurité des populations civiles et de nos coopérants."

"Cet effort s’inscrit également dans un processus diplomatique qui mobilise les voisins de l’Afghanistan et dans lequel le Canada joue un rôle clé. [...] La reconstruction en Afghanistan demande de nombreux efforts ; c’est une route qui sera longue et parsemée d’embûches. Mais plusieurs Afghans et de nombreux observateurs aguerris nous le confirment : sans notre présence, ce pays retombera dans un cycle de violence et l’avenir serait compromis. [...]"

20070617

Rions un peu...


« Le PLC va redevenir le parti préféré des Québécois! »

- Stéphane Dion

20070612

Légendes urbaines

Économie pour les nuls: les "retombées" économiques:

Une fraude intellectuelle
Nathalie Elgrably
Le Journal de Montréal
7 juin 2007


Quand Bev Oda a annoncé qu'il lui est impossible de distribuer avant l'automne les 30 millions que Ottawa a promis pour venir en aide aux festivals, les appuis à la Coalition des festivals n'ont pas tardé à se manifester.

Le Bloc Québécois, le NPD, la Fédération canadienne des municipalités, la Ville de Montréal et le ministre provincial du Développement économique et du Tourisme, Raymond Bachand, ont tous signalé à Ottawa la nécessité de débloquer rapidement les fonds promis en raison de l'importance des retombées économiques que génèrent les festivals.

Le calcul des retombées économiques est souvent présenté comme étant la preuve «scientifique» irréfutable de la légitimité d'une action. Le responsable de la culture à la Ville de Montréal et maire de l'arrondissement de Ville-Marie, Benoît Labonté, déclarait d'ailleurs que les festivals génèrent 200 millions en retombées économiques et créent 12 000 emplois. Mieux encore, il affirmait que chaque dollar «investit» par Ottawa rapporte neuf dollars en recettes fiscales. C'est à se demander pourquoi la Coalition des festivals a besoin d'un lobbyiste pour faire avancer sa cause auprès d'Ottawa.

Si ces calculs reflètent la réalité, pourquoi nous limiter à une centaine de festivals par année? Imaginez donc l'ampleur des retombées économiques si nous en organisions davantage! Et si les recettes fiscales sont effectivement neuf fois plus importantes que la dépense initiale, ne venons-nous pas de découvrir la méthode miracle pour ne plus jamais encourir de déficit budgétaire? Avec un rendement de neuf pour un, les ministres des Finances aux niveaux provincial et fédéral devraient se bousculer pour financer les festivals!

Un mode de divertissement parmi d'autres

Malheureusement, l'argument des retombées économiques est une fraude intellectuelle. Il laisse sous-entendre que l'activité économique prévue dépend exclusivement de la tenue des festivals, car ils font travailler des gens, attirent des spectateurs et profitent ainsi à une multitude de commerces, du fournisseur de «hot-dogs» au fabricant de casquettes, en passant par le producteur de crème solaire. Cette argumentation suggère implicitement que l'absence de festivals privera l'économie locale d'un spectaculaire feu d'artifice économique et que nous serons responsables de notre misère.

Or, un festival n'est qu'un mode de divertissement parmi d'autres. En l'absence de ce genre d'événement, les gens se divertiraient autrement. Ils iraient peut-être davantage au cinéma ou au restaurant. Ainsi, une dépense de 20 $ génère autant de retombées économiques, qu'elle permette de participer à un festival, de voir un film ou de s'offrir un repas. La nature de la dépense détermine quelles industries sont avantagées, mais elle n'affecte en rien l'ampleur de l'activité économique générée.

Déplacement de retombées

Un bémol peut être approprié dans le cas d'événements qui attirent des touristes, car il y a effectivement injection de nouveaux fonds et certaines retombées sont à considérer. Mais sur la centaine de festivals qui animent le Québec, il n'y en a que trois ou quatre qui peuvent réellement prétendre attirer des visiteurs étrangers. Les autres ne font que déplacer des retombées qu'on aurait observées dans un autre secteur.

Quand l'État subventionne les festivals, il prend l'argent des contribuables et permet à une poignée de fonctionnaires de décider à notre place du genre de loisir à encourager. Et comme si tout ceci était insuffisant, nos élus défendent leurs choix en élevant les retombées économiques au rang de faits incontestables alors que ce sont des calculs absurdes fondés sur un concept canularesque. Quelle tristesse!

20070502

Connasse...

La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, a fait l'objet d'un concert de réprobations pour les propos qu'elle a tenus en fin de semaine sur la politique environnementale du gouvernement Harper.

Dimanche dernier, devant un groupe confessionnel de London, en Ontario, Mme May a déclaré que faire face aux changements climatiques était une « obligation morale » et que l'approche du gouvernement Harper dans ce domaine était pire que celle de « [l'ancien premier ministre britannique] Neville Chamberlain quand il a tenté d'apaiser les nazis. »

Source: Radio-Canada


Les changements climatiques débarquent:

20070401

Un transsexuel candidat pour le NPD à Québec

Non, ce n'est PAS un poisson d'avril:

L'avocate transgenre Micheline Montreuil sera candidate du NPD dans la circonscription de Québec lors des prochaines élections fédérales.

Mme Montreuil, qui a remporté son investiture sans opposition, samedi soir, croit que les électeurs sont prêts à accueillir sa «différence».

Le chef néo-démocrate Jack Layton, qui était à Québec samedi, s'est dit très à l'aise avec sa nouvelle candidate, un homme qui a choisi de vivre sa vie en tant que femme. Il a déclaré qu'avoir des candidats qui peuvent soulever des questions sur l'égalité, démontre que le NPD est très ouvert. Il estime aussi que les Québécois sont assez progressistes pour accepter les différences.


Toute une prise, mon Jack! Mais où étaient donc Amir et Françoise?

Question de parfaire son équipe de rêve en vue des prochaines élections fédérales, le NPD devrait sans plus tarder offrir une circonscription à un islamiste pédophile et une autre à un trisomique quadraplégique.

Les Québécois sont prêts pour ça.

Et comme ils l'ont démontré le 26 mars dernier, leur soif de crier au monde leur adhésion aux belles valeurs de la gauche progressiste est plus intense que jamais...

20070328

Le BS des provinces

L'infâme budget Flaherty a été adopté en Chambre aujourd'hui. Grâce au Bloc... Voici ce qu'en disait Nathalie Elgrably dans le Journal de Montréal cette semaine, dans un éditorial judicieusement intitulé "Une satisfaction malsaine":

Mais y a-t-il vraiment de quoi se réjouir? N'oublions pas que la péréquation est un système qui permet à Ottawa de prendre aux provinces riches pour donner aux provinces pauvres.

La péréquation, ce n'est rien de plus que le BS des provinces. Le principe est donc simple: si le Québec reçoit plus d'argent au titre de la péréquation, c'est qu'il s'appauvrit!

Dans ce contexte, la satisfaction que Messieurs Charest et Dumont ont manifestée à la suite du discours du budget est inappropriée. Un véritable leader ne devrait pas accueillir avec contentement le symbole de notre pauvreté relative, il devrait plutôt s'en inquiéter et la dénoncer.

Les candidats ne tarissent pas de promesses électorales. Malheureusement, aucun ne propose d'enrichir le Québec de telle sorte que nous n'ayons plus besoin de la charité fédérale. Ils se battent pour obtenir plus de péréquation alors qu'ils devraient faire tout en leur pouvoir pour que nous en soyons le moins dépendants possible. Mais quand nos chefs réussiront-ils enfin à vaincre leur réflexe de mendicité?

Quant à M. Boisclair, son attitude est déconcertante. Son désir de souveraineté devrait le motiver à vouloir faire la preuve que le Québec peut se passer d'Ottawa. S'il veut que les Québécois le suivent dans son projet référendaire, il devrait envisager des moyens pour assurer la prospérité du Québec et non entretenir une mentalité de «victime du fédéralisme». N'a-t-il pas compris que les Québécois seraient plus disposés à se séparer du reste de Canada s'ils faisaient partie des provinces qui financent la péréquation plutôt que de celles qui en bénéficient?

20070321

André Arthur commente le budget fédéral



Le National Post démolit le budget Flaherty [2e partie]

Un autre must-read... Extraits:

At various points in the course of its 477 pages, the budget pauses to declare itself "historic." As in: "Budget 2007 makes a historic investment of ..." Or: "Budget 2007 takes historic action to..." They got that right. With this budget, Jim Flaherty officially becomes the biggest spending finance minister in the history of Canada.

It's true. The $200-billion Mr. Flaherty proposes to spend this year works out to about $5,800 for every citizen. Even after you adjust for increases in prices and population, that's more than the Martin government spent at its frenetic worst, when it was almost shovelling the stuff out the door. It is more than the Mulroney government spent in its last days, when it was past caring. It is more than the Trudeau government spent in the depths of the early 1980s recession. All of these past benchmarks of over-the-top, out-of-control spending must now be retired. Jim Flaherty has outdone them all.

In two years of this "conservative" government, spending has climbed a historic $25-billion. Bear in mind: that's on top of the wild rise in spending during the Liberals' last term. The Tories have taken all of that fat, all of that waste, and all of those hundreds of priorities --and added to them.

Is this what you voted for, you loyal Conservative followers? Is this what you suffered for, through all those long years of Liberal rule, dreaming of the Conservative revolution to come? "Hiring 50% more environmental enforcement officers?" Increasing "the share of meal expenses that long-haul truck drivers can deduct?" Tax credits for lacrosse? Exactly how does this differ from any Liberal budget -- other than outspending them, I mean?

What was it Stephen Harper was saying the other day, about the people who didn't have the time to organize a protest or the money to hire a lobbyist? Well, they're the ones that got left out of this budget: the common, ordinary, undifferentiated taxpayers. If you perform little tricks for the government, do the things it wants you to do -- ride the bus, live past 65, invest in a manufacturing company -- you get a cookie. But there isn't one real, honest-to-God, across-the-board tax cut in the entire document. The government that raised personal income tax rates in 2006 cannot scrounge up enough revenues to lower them in 2007.

Of course they can't: They gave it all to the provinces. The ad hoc mess that Mr. Martin made of the equalization program -- it was equalization, without the equalization -- has been replaced with a carefully rationalized, formula-run, principle- based mess

[...] equalization, at a time of shrinking disparities between the provinces, will grow by $1.5-billion. And Quebec's share? Why, all of it, of course. (More than all of it, in fact: Don't ask me how, but Quebec gets 109% of the increase.) Even Gilles Duceppe could not think of a way to find this humiliating.

It is good news, at least, that the "fiscal imbalance," the notion that Ottawa is systematically stiffing the provinces -- a rank falsehood, but appealing in its simplicity -- somehow wandered into the impenetrable thicket of equalization and got lost. But what a price! All told, this year the federal government will transfer $43-billion, a fifth of every dollar it collects, to other levels of government [...]

Le National Post démolit le budget Flaherty

Excellent éditorial du National Post sur le budget fédéral. Extraits:

Instead of a budget true to Conservative themes and commitments as we have come to know them in recent years — tax cuts, smaller government, tight spending controls — Finance Minister James Flaherty delivered a truckload of blarney. The leftist media used to warn of a Tory hidden agenda. They were right. Yesterday Mr. Flaherty unveiled so many previously unheard-of Tory themes and agenda items he could win a starring role on a Las Vegas stage as an illusionist.

From no hidden agenda to a thousand hidden agendas. A large number of these new measures are even desirable, from corporate tax cuts to raising to $400 the value of goods travellers can bring back to Canada after a 48-hour trip abroad. There are dozens of such items, but for each good one there are matching programs and measures that need not have seen the light.

Some of the tax measures make sense, such as more realistic capital cost allowance provisions and a promise to keep reducing corporate tax rates, although the changes are small and dragged out over years. Some, including Roger Martin and Jim Milway on this page, see the tax moves as beneficial, and well they may be in some sense.

But they are nothing compared with the continued drag Ottawa and the provinces impose on the economy by simply taking up so much of what Canadians earn and could be spending on other things besides government priorities.

The tax measures, in short, are all minor events against the massively expanding scale of government revenue and spending. As others note through the National Post today, spending is soaring and any hints of significant future tax cuts have evaporated. All we are left with is the gimmick of the tax-back guarantee, in which the tax cuts will be limited to the amount of interest saved on the money used to reduce the national debt.

What all this means is that taxable Canadians now have no hope of meaningful tax cuts — the Tories are certainly not going to run on a tax-cut platform in the next campaign. And, logically, there is now no hope of a government that aims to cut spending.

Les braillards professionels

Un autre hippie se lamente:

En marge de l'événement, qui a lieu tous les deux ans, le biologiste et chef de mission du Sedna IV, Jean Lemire, estime que les mesures environnementales du budget Flaherty ne sont rien de plus que du saupoudrage sans vision pour se conformer au discours vert à la mode.

Selon M. Lemire, le gouvernement Harper n'a pas de plan à court, à moyen ou à long terme pour lutter contre les changements climatiques.


Selon mes informateurs, le gouvernement Harper n'aurait pas non plus de plan à court, à moyen ou à long terme pour lutter contre les tempêtes de gaz sur Jupiter...

20070319

Le temps de la quête

Ce matin, on peut lire en une de "Vigile":

"Ce prétendu règlement du déséquilibre fiscal par le gouvernement Harper constitue la plus grosse « commandite » de notre histoire, la plus grossière manoeuvre pour court-circuiter la démocratie québécoise, pour manipuler l’opinion publique, pour acheter l’allégeance des Québécois avec leur propre argent."


Faites-moi rire...

Après nous avoir emmerdé pendant quatre ans avec le "déséquilibre fiscal", son règlement imminent ne serait soudain rien de moins qu'un assaut machiavélique pour "court-circuiter la démocratie québécoise"...

Le gouvernement fédéral est aux souverainistes québécois ce qu'Israël est aux musulmans: un échappatoire commode pour masquer leurs propres échecs, leur propre incompétence, leur propre insignifiance et par dessus tout, leur propre incapacité à gérer leurs affaires intelligemment.

Affirmer que l'on tente "d'acheter les Québécois avec leur propre argent" relève du délire pur et simple. Cet argent n'est rien d'autre qu'un transfert de fonds des provinces riches vers une province pauvre (le Québec). Ou si vous préférez, un chèque de BS bonifié.

Écrire un telle idiotie, eh bien c'est un peu comme si un Somalien déclarait que l'aide internationale reçue par son pays lui revenait de droit. Qu'on lui retournait une somme qu'on lui aurait volé. Bref, c'est n'importe quoi.

Le Québec vit au crochet des autres provinces depuis des lunes. Le "déséquilibre fiscal" tient simplement à ce que le gouvernement fédéral, depuis une dizaine d'années environ, gère ses affaires de façon intelligente et engendre des milliards en surplus budgétaires, tandis que le Québec, pourtant pauvre comme Job, dépense de façon irresponsable dans une panoplie de programmes sociaux et autres services tout aussi inefficients qu'inutiles dont il n'a pas les moyens de se payer. C'est aussi simple que ça.

Cet argent s'ajoute aux milliards que le Québec reçoit déjà du fédéral, argent qui n'est pas non plus "son argent" mais bien celui des Albertains et des Ontariens, qui de leur côté reçoivent en transferts fédéraux un montant nettement inférieur à celui qu'ils versent.

Autrement dit, ce sont "eux" et non "nous" qui paient pour le gel des frais de scolarité, les CPE, les tarifs d'électricité à rabais, etc.

Regardez bien nos politiciens sans orgueil s'auto-congratuler du montant de l'aumône, fiers de leurs statuts d'éternels assistés recevant le même chèque à deux adresses.

Y'a pas de quoi être fiers...