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20081219

Deux poids, deux mesures

Le toujours excellent Jean-Jacques Tremblay, de l'équipe éditoriale de Point de bascule, nous offre cet éditorial sur le rejet de la plainte pour propos haineux contre l'imam salafiste Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti par la Commission canadienne des "droits de la personne". Ce dernier avait entre autre affirmé que les femmes étaient inférieures aux hommes, les musulmans supérieurs aux "mécréants", que les juifs "répandaient la corruption et le désordre sur la terre" et que les homosexuels devraient être décapités:

Point de bascule
Déclaration de Point de bascule à propos de la plainte rejetée par la Commission canadienne des droits de la personne - un édito signé Jean-Jacques Tremblay

Le pourquoi de notre plainte

Si Marc Lebuis et Point de bascule ont porté plainte contre l’imam Al-Hayiti à la Commission canadienne des droits de la personne (CCDP), c’était avant tout pour démontrer que les membres de cette même commission ont beaucoup plus à voir avec l’activisme politique qu’avec l’impartialité du juge. Comme le refus d’enquêter la plainte le prouve, la CCDP, comme la plupart des commissions provinciales des droits de la personne, est pilotée par des individus en état d’ébriété idéologique avancé. Les membres de la CCDP, des anti-Occidentaux doctrinaires, témoignent en effet d’une faillite morale absolue. Jour après jour, ils mettent en pratique une vision du monde absolument grotesque, une vision qui a été façonnée ces dernières décennies dans les cénacles « académiques » les plus radicaux, là où des privilégiés, dégagés de toute responsabilité face au réel et portés par une incompréhensible haine de soi, ont progressivement donné une forme systématique à des aspirations en dernière instance irrationnelles, autoritaires, arbitraires, anti-libérales et hystériques.

La triste réalité des choses, c’est que la Commission canadienne des droits de la personne ne s’active tout simplement pas à faire appliquer les droits de la personne. Au contraire, elle détourne activement et constamment ces mêmes droits, et ce, de manière à s’acharner sur ce qu’elle a déclaré être ses ennemis. La CCDP, détraquée, n’est aujourd’hui rien de moins qu’un projet politique surréaliste visant à imposer une notion du « Bien » qui s’oppose résolument au sens commun, aux traditions libérales ainsi qu’à la définition même de la sagesse. La CCDP, au final, gère les plaintes qu’elle reçoit selon qu’elles sont utiles ou non à la réalisation de ses ambitions politiques radicales. La Commission n’est pas un organisme impartial, c’est un bureau d’ingénierie ethnique, religieuse et sociale aux comportements absolutistes, sélectifs et illogiques.

La vérité, c’est que s’il y a un lieu où la CCDP devrait enquêter, eh bien ça serait avant tout dans ses propres bureaux. La CCDP pratique en effet la discrimination à une échelle rarement vue, persécutant le moindre plouc surpris à faire l’éloge de son chapelet en sirotant un thé à la menthe, et s’attaquant au moindre quidam ayant oublié de mentionner que le Coran n’est rien de moins qu’un véritable tapis de roses. Définitivement, la Commission est atteinte de relativisme culturel radical, d’ethno-différencialisme forcené et de racialisme éhonté. Ayant transcendé les fondements mêmes du libéralisme politique et juridique, elle agit tout simplement comme si les individus n’étaient pas, au Canada, égaux en droit. Les plaintes qui lui sont adressées sont ainsi jugées selon le style vestimentaire et l’orientation politique et religieuse des acteurs concernés, et non pas selon la teneur de leur contenu. Alors que tout ce qui est occidental peut être bafoué, persécuté et discriminé, tout ce qui est moindrement exotique, et surtout islamique, obtient les coudées franches pour proférer des insanités haineuses envers la majorité et les autres minorités, de même que pour poursuivre et harceler gratuitement quiconque a commis le crime de ne pas avoir un poster de Yasser Arafat dans son salon ou encore de ne pas avoir nommé un imam « modéré » sur le conseil d’administration de sa PME familiale.

L’imam Al-Hayiti

Pur produit d’idéologies politico-religieuses étrangères, l’imam salafiste montréalais Al-Hayiti est un islamiste radical homegrown, qui aspire à suivre à la lettre les commandements divins du Coran. Il fait ainsi la promotion d’un islam rigide, pur, orthodoxe, littéral et rigoriste. Tous les propos haineux énoncés par Al-Hayiti et dénoncés par Point de bascule se retrouvent aussi texto dans les livres saints de l’islam. Au final, Al-Hayiti ne s’est retrouvé dans l’eau chaude que parce qu’il a pris le risque d’enregistrer et d’écrire en français des assertions que plusieurs imams d’ici se contentent sagement de prononcer à la mosquée. L’imam Al-Hayiti se démarque ainsi parce que, contrairement à de nombreux collègues, il a pris la décision de se médiatiser dans une langue que l’on peut comprendre. Et contrairement à d’autres qui, à travers de sinueuses arabesques, soutiennent à peu près les mêmes positions, Al-Hayiti est particulièrement franc et direct, ce qui pour Point de bascule en faisait le moyen parfait pour révéler au grand public les méthodes on ne peut plus douteuses de la CCDP.

Il est à noter que Point de bascule ne souhaite pas, en dernière instance, que la CCDP fasse dorénavant mieux son travail de censeur. Nous ne souhaitons pas ré-éduquer la CCDP. Tout simplement, nous souhaitons qu’on enlève à cette institution les pouvoirs de censure qui lui sont accordés (article 13). Ces pouvoirs, en eux-mêmes beaucoup trop flous et étendus, deviennent en effet absolument aberrants et inacceptables quand ils se retrouvent dans la boîte à outils d’activistes en mission. Au final, le rejet de la plainte de Point de bascule témoigne d’une seule chose : de la nécessité de réduire radicalement le champ d’action de la CCDP, un organisme désaxé à tous les niveaux.

CCDP : le fond de la patente

Si les membres de la CCDP ont accepté de faire le boulot qu’ils font, c’est probablement un peu pour le caviar, mais c’est assurément beaucoup pour le plaisir d’œuvrer à l’avancement d’un agenda politique, le leur, qui est celui de ré-éduquer les majoritaires à coups de bâton, et ce, en faisant fi de leurs droits et libertés les plus fondamentaux. Si les membres de la CCDP ont refusé d’enquêter la plainte de Marc Lebuis, ce n’est pas, malgré leur rhétorique, parce qu’ils ne croyaient pas que les propos de l’imam Al-Hayiti étaient bel et bien haineux. Tout simplement, les membres de la CCDP ne percevaient pas la plainte de Marc Lebuis comme étant compatible avec leurs propres intérêts politiques. En réalité, la CCDP ne travaille pas vraiment à protéger les droits de la personne. Ses membres ne souhaitent qu’une chose : s’acharner sur les majorités. C’est leur projet, c’est leur idéal politique. Voilà tout. La CCDP, des tonnes d’exemples le prouvent, ne fait que travailler à exaucer les vœux politiques radicaux de ses membres et partisans, des vœux qui par ailleurs semblent entièrement compatibles avec ceux de la mouvance islamiste/islamique. Un vrai petit club privé.

Islamisme et liberté d’expression

Et soulignons qu’au bout du compte, les problèmes sociaux et politiques causés par l’islam, une tradition religieuse qui secrète naturellement et organiquement ce qu’on appelle l’islamisme, ne se régleront pas à travers la multiplication de comités de censure même impartiaux, ou encore grâce à un État qui assumerait enfin son rôle de directeur de conscience. Au contraire, l’idéologie islamiste se déplaçant bien évidemment à dos d’homme, la solution à cette problématique concerne étroitement l’orientation de nos politiques d’immigration, et repose en dernière instance sur la volonté et la capacité des principaux acteurs de notre société d’assumer ouvertement et fièrement les valeurs et les traditions occidentales qui ont permis de faire de ce bout de continent un des endroits les plus vivables et les plus authentiquement tolérants au monde.

La liberté d’expression est une valeur fondamentale de l’Occident libéral, et le fait même qu’elle puisse être niée à des islamistes radicaux serait, en quelque sorte, une victoire pour tous ceux qui souhaitent saper les fondements de la démocratie et du libéralisme politique. De même, la censure et la répression institutionnelle tendent à donner une légitimité plus ou moins grande à ceux qui en sont victimes, même s’ils le méritent. Tant qu’à être plongés dans la situation débile qui est malheureusement la nôtre, mieux vaut, en dernière instance, des imams qui disent des folies en public que des imams qui disent les mêmes choses à l’ombre de leurs mosquées, cette fois à l’abri du regard public. Les propos de l’imam Al-Hayiti ne sont que le symptôme d’un problème beaucoup plus profond, un problème qui commence avec le fait même qu’il ait ici des fidèles, et qui s’étend jusqu’à notre incapacité chronique à affirmer nos propres valeurs, et ce, même devant la bestialité la plus virulente.

En conclusion

Les dires de l’imam Al-Hayiti étaient, hors de tout doute, les propos les plus haineux et méprisants qu’un individu puisse tenir. Ils incitaient de plus, d’une manière pratiquement directe, à la violence. Mais au fond des choses, le problème, ce n’est pas qu’Al-Hayiti puisse ou non dire ce qu’il a dit. Le véritable problème, c’est qu’Al-Hayiti puisse le dire alors que d’autres se sont déjà fait condamner ou harceler par la CCDP pour des propos beaucoup plus anodins. En refusant de même enquêter la plainte de Point de bascule, la CCDP s’est définitivement enlevée d’elle-même le droit moral de censurer et d’enquêter, à l’avenir, à peu près tout ce qu’elle a déjà censuré et enquêté par le passé. Car côté « discours haineux », la CCDP agit définitivement avec la logique du deux poids deux mesures, taxant de haineux les discours les plus bénins tout en exonérant les discours les plus haineux, et ce, selon les intérêts de sa vision du monde absolument tordue. Et si une chose est certaine, c’est qu’à la Commission canadienne des droits de la personne, tous les moyens semblent être bons pour arriver à ses fins.

Soulignons en passant, pour conclure, la proposition d’Ezra Levant : « Fire. Them. All. ». Eh oui ! Pourquoi pas… Ils n’auront qu’à aller enseigner la sociologie. La CCDP est une nuisance. C’est un organe d’épuration, aux critères étranges, qui mène, au frais du contribuable, sa propre guerre idéologique.

20070710

The Enemy Within

Nombre de journalistes québécois alertes face à la menace islamiste: 1

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LES ENNEMIS INTÉRIEURS
Richard Martineau
10/07/2007


J'ai une petite question pour vous: accepteriez-vous d'héberger quelqu'un qui rêve de foutre le feu à votre maison et de tuer votre famille ?

Probablement pas. J'imagine que vous passeriez votre tour...

Alors voulez-vous me dire pourquoi nous continuons de protéger les droits d'une bande de tarés qui rêvent de détruire notre société?

Pourquoi nous abritons ces gens, pourquoi nous les accueillons à bras ouverts?

Prenez ce qui se passe en Angleterre, par exemple. Selon un récent sondage, 37% des musulmans britanniques âgés de 17 à 24 ans aimeraient vivre sous le terrible régime de la charia plutôt que sous la loi britannique. Imaginez...

Ces gens-là rêvent de détruire la démocratie, ils le répètent régulièrement dans leurs mosquées, mais on ne peut rien faire contre eux, car cette bande d'illuminés sont protégés par le système de lois qu'ils rêvent justement de foutre par terre!!!

Ils profitent de la liberté d'expression pour dire qu'il faut détruire la liberté d'expression.

Ils profitent de la liberté de religion pour dire que ceux qui croient à un autre dieu que le leur méritent la mort.

Bref, ils profitent de la tolérance de leurs concitoyens pour vomir leur intolérance. Est-ce assez tordu, comme situation?

Et on est là, à protéger ces malades mentaux, à dire qu'ils ont le droit de s'exprimer et le droit d'être différents...

Savez-vous ce que ces fous feraient de notre sacro-sainte liberté d'expression et de notre sacro-saint droit à la différence si jamais ils prenaient le pouvoir?

Ils se torcheraient avec!

Un repartage terrifiant

Dimanche soir dernier, sur le réseau CNN, la journaliste Christiane Amanpour présentait un reportage terrifiant sur les extrémistes islamistes qui habitent en Angleterre.

Là-bas, les fous d'Allah ne se cachent même pas pour crier leur haine de l'Occident. Ils le disent face à la caméra... «Tous ceux qui insultent l'Islam méritent de mourir!»

«À bas le système de droits! Tous les gens devraient vivre sous la charia!»

«Nous sommes en guerre, je suis un soldat et mes frères d'Al-Qaïda qui ont commis des attentats-suicides sont des martyrs!» On fait quoi avec ces gens-là?

On continue d'utiliser les lois qu'ils exècrent et qu'ils méprisent pour les protéger, ou on les fout dehors à coups de pieds dans le cul?

Comme le disait Abraham Lincoln: «La Constitution n'est pas un pacte de suicide.»

En d'autres mots: c'est bien beau, protéger la liberté d'expression et la liberté de culte, mais il ne faut pas que les droits constitutionnels servent à protéger les gens qui veulent renverser le système et détruire la Charte des droits !

Il ne faut pas donner à nos ennemis la scie qui leur permettra de scier la branche sur laquelle nous sommes assis!

Méchant dilemme

«La portée de la Charte des droits devrait-elle être limitée? Les démocraties sont-elles obligées de protéger les droits des gens qui souhaitent sa mort?» Avouez-le, c'est une méchante question...

Une question extrêmement difficile, que nous devrons tous nous poser un jour. Bientôt. Demain.

20070625

Multiculturalisme à sens unique


La récente acquisition, par des investisseurs de la communauté musulmane, d'un complexe immobilier touristique à Saint-Adolphe-d'Howard, dans les Laurentides, inquiète les autorités de la municipalité.

En effet, les responsables de la petite ville craignent que l'achat de l'hôtel Miramont, au coût de 3,5 millions de dollars, n'entraîne la ghettoïsation des lieux. L'hôtel pourrait être transformé en centre de séjour pour la communauté musulmane.

« Honnêtement, nous croyons qu'il y aurait cette inquiétude de voir arriver cette communauté qui pourrait ne pas s'intégrer à la communauté de Saint-Adolphe et faire en sorte qu'on ghettoïserait ce complexe, » dit Michel Binette, directeur général de la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard.

Source: Radio-Canada

Maaaaaaaaaais non! Voici la vraie dépêche:


La récente acquisition, par des investisseurs de la communauté juive hassidique, d'un complexe immobilier touristique à Saint-Adolphe-d'Howard, dans les Laurentides, inquiète les autorités de la municipalité.

En effet, les responsables de la petite ville craignent que l'achat de l'hôtel Miramont, au coût de 3,5 millions de dollars, n'entraîne la ghettoïsation des lieux. L'hôtel pourrait être transformé en centre de séjour pour la communauté juive hassidique.

« Honnêtement, nous croyons qu'il y aurait cette inquiétude de voir arriver cette communauté qui pourrait ne pas s'intégrer à la communauté de Saint-Adolphe et faire en sorte qu'on ghettoïserait ce complexe, » dit Michel Binette, directeur général de la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard.

Source: Radio-Canada

Quelle menace à l'identité québécoise des braves gens de Saint-Adolphe-d'Howard que de voir ces effroyables membres de la juiverie hassidique investir des millions dans leur misérable patelin paumé où la moitié de la population doit vivre des chèques d'aide sociale!

Imaginez si le directeur-général de Saint-Adolphe-d'Howard avait tenu des propos semblables vis-à-vis la communauté musulmane. Il aurait probablement déjà une demi-douzaine de poursuites sur le dos... L'Assemblée nationale aurait sans doute convoqué une session d'urgence pour condamner les propos hérétiques.

Parce que voyez-vous, le mutliculturalisme, cette dérive post-moderne putréfiée, vous permet de faire n'importe quoi n'importe où et sous n'importe quel prétexte à condition de n'être ni blanc, ni chrétien, ni juif.

Entre vous et moi, quand avez-vous vu un juif se plaindre ou quémander quoi que ce soit..?

La réalité, c'est que le Québec n'aime pas les juifs. Le Québec est antisémite.

La rhétorique si chère à nos gauchistes amis-de-tous-les-peuples, si prompts à dénoncer l'amalgame musulman=terroriste, ne s'applique pas aux juifs. Avec les juifs, les généralisations sont permises. En fait, rien ne passe. Avec les juifs, TOUT est No Pasaran!

Qu'une minorité croissante de musulmans occidentaux appuient le terrorisme, who cares? Que 2 ou 3 juifs hassidiques demandent au YMCA de givrer ses vitres, No Pasaran!

Que des terroristes palestiniens tuent impunément au Liban, who cares? Que Tsahal bombarde les repaires islamistes et l'arsenal de mort du Hezbollah, No Pasaran!

Que des islamistes radicaux donnent des conférences dans nos universités, who cares? Qu'un ancien premier ministre israélien fasse la même chose, No Pasaran!

Que le gouvernement subventionne les écoles privées grecques, who cares? Qu'on accorde le même traîtement aux écoles privées juives, No Pasaran!

Que le gouvernement laisse Greenpeace lui dicter ses projets de loi, who cares? Que le chef de l'opposition partage un repas apolitique avec des membres de la communauté juive, No Pasaran!

Que Saïd Jaziri, l'islamiste-chouchou des médias montréalais demande un terrain gratuit et 25 millions en fonds publics pour l'érection d'une mosquée en plein centre-ville en PPP avec des suppôts du wahhabisme saoudien, who cares? Que des juifs désirent INVESTIR 3,5 millions de LEUR ARGENT pour s'offrir un domaine privé, No Pasaran!

Le Québec, terre autoproclamée de la Tolérance et du Respect de l'Autre empeste l'antisémitisme. Il schlingue le racisme anti-juif à plein nez. Cette face de moins en moins cachée du Québec, exprimée sous le couvert d'un simulacre de fierté nationale et de défense d'une culture à l'agonie, est franchement à vomir.

20070503

Planète islamiste [Fatima Houda-Pepin]


Publié dans La Presse d'aujourd'hui:

«Planète islamiste»
Fatima Houda-Pepin
Députée de La Pinière à l'Assemblée nationale du Québec, Mme Fatima Houda-Pepin était l'invitée le 18 avril dernier de l'Institut d'études des femmes, de l'Université d'Ottawa. Voici un extrait résumé de sa conférence sur la question de l'intégrisme politico-religieux.

Née au Maroc, pays où l'islam est religion d'État, j'ai baigné dans un milieu où la religion fait partie du quotidien. Elle est synonyme de foi, de chants, de musique et de joie. Les fêtes religieuses étaient l'occasion de retrouvailles familiales et mes amies juives et chrétiennes y participaient, comme moi aux leurs. Je pouvais circuler librement à la mosquée, tête nue, prier avec un foulard, par respect pour Dieu, sans que nul ne m'interpelle sur mes cheveux qui dépassaient.

Choc au Canada

Quel choc à mon arrivée au Canada, il y a 35 ans. J'y ai découvert des cercles d'endoctrinement où les femmes sont voilées entre elles, à l'intérieur de leurs propres maisons. Des organismes de prédication ont des ramifications au Moyen-Orient, au Pakistan, en Iran, en Europe et aux États-Unis.

Des imams formés à une école de pensée rigoriste, envoyés en mission et payés par l'étranger, propageaient un islamisme radical visant à isoler les musulmans de leur société d'accueil. Des messages appelaient au jihad et à la haine des infidèles, juifs, musulmans démocrates, ou chrétiens.

Deuxième choc: l'indifférence des pouvoirs publics. Dans la mesure où ces problèmes se vivaient à l'intérieur des communautés, pourquoi s'en mêler? Un déficit de connaissances de l'islam et des musulmans laissait les islamistes libres d'imposer leur vision.

L'islam du savoir et de la tolérance qui a marqué ma jeunesse au Maroc se transformait sous mes yeux, au Canada, en une camisole de force, réduit à une série d'interdits, imposés le plus souvent aux femmes. Puis, la perception qu'on a des musulmans se dégradera à la faveur d'images de violence venues du Moyen-Orient, d'Afrique, d'Asie, et plus près de nous, suite du 11 septembre 2001, des États-Unis.

Des groupes islamistes, profitant de l'indifférence et de la méconnaissance ambiantes, ont raffiné leurs stratégies. Ils sont parvenus à s'ériger en «porte-parole» des communautés, au grand désarroi des musulmans démocrates qui peinent à s'intégrer et ne demandent qu'à vivre en harmonie avec leurs concitoyens. D'où la vulnérabilité de ces communautés, dont la majorité silencieuse n'ose pas confronter les islamistes sur leur terrain. Un leadership fragmenté, de faibles structures communautaires et le sentiment d'exclusion des jeunes aussi contribuent à leur marginalisation. Pourtant leur contribution en capital humain, compétences, apport économique et culturel est considérable.

Lorsqu'on observe la montée des extrémismes religieux et les menaces qu'ils font peser sur des acquis gagnés de haute lutte, l'égalité entre les hommes et les femmes notamment, on ne peut rester silencieux. Adoptant, il y a près de 50 ans, une Déclaration des droits, le premier ministre d'alors, John Diefenbaker, avait déclaré: «Aucun Canadien ne tolérera le fanatisme.» La Charte des droits et libertés, dont on célèbre le 25e, est venue renforcer ces droits.

Déclaration ou Charte, le principe fondateur en société pluraliste qui se veut juste et équitable est de protéger les minorités contre les abus de la majorité. Or, l'extrémisme religieux s'impose d'abord à l'intérieur des minorités elles-mêmes.

C'est le cas de la charia que des intégristes ont tenté d'imposer à Toronto, en 1990, avant de reculer sous la pression des femmes musulmanes. Cette bataille a été gagnée à l'intérieur des communautés elles-mêmes, avant qu'elle fasse surface sur la place publique en 2003, avec un argumentaire et un plan de communication plus sophistiqués. Heureusement, l'Ontario a renoncé à ce projet.

Les intégristes, même combat

Parallèlement, les mouvances islamistes se sont propagées dans plusieurs pays musulmans où elles mènent une lutte contre les régimes en place, considérés comme corrompus, et contre l'Occident «infidèle» et moralement «décadent».

Cet Occident qui leur garantit des libertés religieuses est ciblé comme base arrière pour déstabiliser ces régimes politiques et du même coup, y faire reculer la démocratie. Dans cette logique, le Canada apparaît comme le ventre mou de l'Occident à cause des libertés fondamentales dont les extrémistes eux-mêmes jouissent.

La stratégie des islamistes, qu'ils avancent dans les cercles fermés, n'est pas l'intégration des musulmans au Québec et au Canada, mais leur intégration à une communauté sans frontières, une planète islamiste où un musulman doit être régi selon la charia, indépendamment du pays où il vit.

Un tel objectif passe par le contrôle des islamistes sur les communautés musulmanes et par leur reconnaissance par les autorités politiques, dont ils deviendraient les interlocuteurs officiels. Dans ce sens, toute avancée de ces groupes au plan juridique ou symbolique est un puissant levier pour imposer ultimement - au nom de la liberté religieuse - à une société sécularisée un modèle de gouvernance où la souveraineté de Dieu primera sur celle des hommes
.


La Charte garantit «la liberté de religion». Mais de quelle liberté parle-t-on? Qui détermine, par exemple, les normes à imposer aux femmes en islam, religion où il n'y a pas de clergé, et où la relation avec Dieu est sans intermédiaire? Pourquoi endosser l'idéologie de ces groupes alors que la religion sur laquelle ils se basent ne leur donne aucune autorité pour le faire?

Une vraie menace

Les religions ont été instrumentalisées pour justifier inquisition, guerres, conflits interreligieux ou violations des droits de la personne. À notre époque, la vraie menace à la démocratie vient de la montée des extrémismes sous couvert de religion.

Qu'il s'agisse de la droite religieuse américaine, des radicaux se réclamant de l'islam ou de fondamentalistes hindous, partout la stratégie est la même: exploiter les libertés fondamentales dans le but de les subvertir.

Ces groupes, malgré leurs différences, ont deux objectifs en commun: saper les bases de la laïcité, au nom d'une certaine idée de Dieu et exercer une domination obsessionnelle sur les femmes, dont il faut contrôler le pouvoir de reproduction, ainsi que la liberté de pensée et de mouvement.

20070317

Islamisation du Québec et manipulation médiatique



Tiens donc... Remarquez la collaboration à ce reportage de Fo Niemi, le directeur du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), celui-là même qui a accusé André Boisclair de racisme et de mépris il y a quelques jours après sa remarque inoffensive sur les "yeux bridés".

Il faut à tout prix en finir avec ces conneries.

Certains voient Dieu partout, d'autres voient du racisme partout. Les deux souffrent du même désordre neurologique et la dernière chose à faire est de leur fournir une tribune médiatique pour qu'ils puissent ensuite diffuser leur lubies à grande échelle. Ce sont des professionels de la manipulation, de la culpabilisation et du mensonge. Le simple fait que les médias entrent naïvement dans leur jeu et leur accordent cette légitimité et cette crédibilité illusoires est une aberration. Le méprisable discours religieux du multiculturalisme et de la tolérance tous azimuts est malsain et dangereux. La population ne doit en aucun cas y succomber.

Cette femme est tout sauf une victime. Elle a choisi son sort. La logique tordue voulant qu'on l'ait fait pour elle est une supercherie. Personne ne lui a imposé quoi que ce soit. Ses malheurs ne sont dus uniquement qu'à ses propres choix qui l'ont poussé à s'imposer quelque chose à elle-même et non le contraire.

20070315

Boisclair le raciste?

Imaginez-vous donc que le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) a accusé André Boisclair de racisme parce qu'il a dit que les asiatiques avaient les yeux bridés.

Ouep.

Fo Niemi, le directeur du CRARR, a déclaré qu'une telle remarque était "chargée de mépris et teintée de racisme" et réclame maintenant des excuses au nom de la communauté asiatique.

Ce n'est pas une farce. On en est vraisemblablement rendus là.

L'intégrisme multiculturaliste, duquel découle direcrement l'idéologie anti-raciste de nos bien-pensants locaux et de leurs homologues des communautés culturelles prend des proportions complètement démentielles. Si ça continue, dire d'un Haïtien qu'il a la peau noire ou d'un Mexicain qu'il parle espagnol vous vaudra des accusations de nazisme.

Il faut en finir une fois pour toutes avec le politically correct qui nous empêchera bientôt d'affirmer publiquement que la terre est ronde pour ne pas offusquer les quelques tarés qui croient toujours qu'elle est plate.

Heureusement, Boisclair a refusé de s'excuser jusqu'à maintenant:

En point de presse jeudi, le chef péquiste a rejeté du revers de la main les allégations du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), qui l'accuse d'avoir tenu mercredi des propos "offensants" à l'égard des citoyens d'origine asiatique.

Dans un discours devant des étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), mercredi, M. Boisclair avait raconté que lors de son court séjour d'étude à Boston, il avait été surpris de constater que le tiers des étudiants inscrits au programme de premier cycle universitaire "avaient les yeux bridés".

Le chef péquiste voulait de cette façon illustrer le fait que plus en plus de jeunes de pays émergents, surtout d'Asie, viennent se former dans les pays occidentaux.

"La réalité, c'est que ces pays-là, ce n'est pas juste des gens qui travaillent pour faire des jobs dans les sweatshops (ateliers misérables)", avait-il ajouté, pour décrire la concurrence asiatique.

Pour le directeur du CRARR, Fo Niemi, l'expression "yeux bridés" est chargée de mépris et teintée de racisme. Dans un communiqué, il exige, au nom de la communauté asiatique, des excuses formelles de la part de M. Boisclair.